‹ Double règneChapitre 123 sur 137 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

marquables. Le manoir avait trois enceintes, trois fossés et trois ponts-levis. La porte, nommée du héfroi^ se présentait couverte de têtes de sangliers, flanquée de tourelles, et couronnée d'un haut corps de garde. La comtesse de Soissons tenait aux coutumes guerrières : aussi , les mâchicoulis , parapets , guérites et chemins de ronde , étaient entretenus avec soin. Partout reluisaient aux créneaux , des boucliers , des fers et des lances : on eût dit un fort assiégé.

La fanfare des corneurs d'eau appelé au repas du midi. La châtelaine est descendue au salon des petits banquets ; sa table avait peu de convives : on n'y remarquait que deux pages, un écuyer, trois vieilles matrones , le fou de l'héritier du castel ' et le chapelain père Eutrope.

' Voyez sur les fous des seigneurs, Monteil, ïlistoirc

302 IJOUBLE RÈGNE.

La comtesse avait à peine pris place à table que le son du cor retentit. Un sergent d"'armesse présente.

(( — Faut-il baisser les ponts ^ noble » dame? Un banneret de haut parage est » sous les murs de Grand-Piéau.

.) — Son nom ?

» — Enguerrand de Coucv.

» — Ouvrez , ouvrez toutes les portes ! » s'écrie Yoland avec transport. QuMl soit » le bien-venu ! Est-il seul ?

» — Il parait avoir peu d^escorte.

» ~ N\i-t-il avec lui que des gardes?

des Français au XIV siècle, épîlres ilcs (jcns du monde; de la cour; des anciens cl nouveaux abus.

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