‹ Double règneChapitre 129 sur 137 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

près de Marie ; et bientôt , de soins entourée , la jeune fille revient à elle.

Raymond s'était tenu à Técart ; ses dernières exclamations semblaient lui avoir déchiré la poitrine : il ne respirait qu"*avec peine. Une main a saisi la sienne : c'était celle du chapelain. Le vieillard, pour s'approcher de lui , a profité du moment où où tous les convives , troublés , ne s'occupaient que de Marie.

(( — Raymond ! dit le prêtre à voix basse, )) lu ne m'as donc pas reconnu ? »

Et son accent , plein de reproches , était tout imprégné d'affection. Raymond pousse un cri de surprise :

(( — Père Eutrope ! >•

Il Ta embrassé.

C'était le chapelain de son père , un des guides de son enfance.

Eutrope , chassé de Toulouse par la fureur des partis, après Texpulsion des Raymond, avait long-temps erré ça et là. Recueilli, depuis plusieurs années, chez la comtesse de Soissons , il était devenu son aumônier. MaisTàge et les adversités avaient changé ses traits ; et le chevalier pèlerin , à son arrivée au castel , livré entièrement à ses maux , Tavait à peine regardé.

<( — Quoi ! c''est vous ! » répétait Raymond.

L"'aspect du pieux vieillard , en le reportant aux jours heureux du premier âge , lui

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