‹ Double règneChapitre 131 sur 137 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

)» chrétien qui tout à coup change son » culte et secoue les lois de Téglise , au gré » d'un caprice hasardeux , soit pure aussi

i) de tout reproche? Qui répandit le

)) premier sang ? Ce ne fut point le pape , )» mon fils » . N'abordons pas ce grave sujet. » Lorsque , échappé des murs de Béziers , )) je trouvai asiie à Toulouse , j'eus quelques )> momens de bonheur. Puis : jVn fus chassé » par Montfort —

)» — Par le bourreau de mon grand on- » cle?

» — Non, par son successeur Amaury.

» — Celui que doit atteindre mon glaive.

' a Ce fut le comte de Toulouse en faisant assassiner » le légat du pape, Pierre deCaslelnau : le fait est po- » sitifs. Fleury, Histoire ecclésiastique, t. IG, p. 235, 236, 237, Cle,

)) Oh ! Eutrope , tu viens d^entendre tout à

» riieure les imprécations lancées contre lui

» par ma haine; elles m^étaient imposées par

» le devoir, par le destin . Ta miséricordieuse

)' pitié chercherait en vain à désarmer ma

» fureur : je ne saurais faire plier la néces-

» site de fer sous laquelle je marche; il faut

» que je venge mes pères. »

Raymond s''arrête brusquement. Un bruit extraordinaire a retenti dans la salle voisine ; une voix terrible et sonore y prononçait le nom d''Enguerrand. Le pèlerin du Val des Ombres a reconnu Taccent redoutable ; et , telles que les roues d'un moulin sous une onde précipitée , ses pensées soudain dans sa tête semblent tourner avec fracas, comme en des flots désordonnés.

Un étranger commande aux varlets —

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