CHAPITRE X
)) c'est convenu , iTesl-ce pas? — je pars, I» je le suivrai : je le veux. »
Raymond demeure confondu. Le mysUrieux égarement de la jeune fille trouble sa propre intelligence. Il est des tortures de l'ame qui ferment passage aux paroles : sa langue est muette, il écoute.
Marie s'est tournée vers Roger ; elle a joint ses mains suppliantes ; et ses sanglots étouflfent sa voix.
a — Me voici!.... Partons!.... je suis )> prête. »
Le vieillard de la Moisan forte Ta relevée avec un geste dédaigneux. Ses sourcils, horriblement rapprochés, donnaient une
expression féroce à sa physionomie triomphante.
'( — Calmez-vous, a-t-il répondu. Je » pardonne — mais à vous seule. »
Et son regard , à commotions électriques, tombait en massue sur Raymond. Le jeune chef a frissonné : à travers les mille émotions qui se disputaient sa pensée , Findignation s^est fait jour la première; le désespoir suivra de près.
« — Ame sans pitié ! s'écrie-t-il ; tu ne )> reprendras point ta victime. Arrière ! sé- » nechal de mort ! Tes fascinations téné- » breuses n'ont de puissance que sur le » vu! «^a ire crédule : elles tombent devant )) le brave. Plus loin , monstre à noirs )' sortilèges ! retourne i\ qui lo fit et Ten-