‹ Double règneChapitre 2 sur 137 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

tes(fue édilice qui s^élevait au sommet de la montagne et qui dominait la contrée. Jamais château plus colossal n^avait dressé son front vers la nue. La fortune de cinq ou six rois et le génie de trois ou quatre siècles semblaient s^être à la fois réunis pour concevoir pareil monument , le commencer et le finir. Et pourtant, qui eût pu le croire ! c'était Touvrage d'un seul homme : mais aussi quel était cet homme ! le sire Enguerrand de Coucy '.

Sa beauté , sa vaillance et ses vertus l'avaient Igesque déifié de son vivant parmi la plupart de ses contemporains. Cousin

^ Un ancien sous-préfet, M, de Lépinois, a publié récemment un ouvrage remarquable intitulé : Souvenirs de Coucy. Les ruines du château d'Enguerrand y sont lithographiées avec talent , et le monument y est présenté dans tous ses détails. Un texte historique accompagne les dessins. (Paris, 4834, Engelmann , cité Bergère. )

germain du roi de France , il comptait ^ parmi ses ancêtres , une foule de souverains ' . Selon les anciennes chroniques , un prince gaulois , Cotius , frère de Timluortel Brennus , était la tige de sa race ^ ; et Tun de ses aïeux , disait-on , aurait pu , sMl Teût désiré , porter la couronne de France ^.

Enguerrand III , jeune et superbe, était dans la force de Tàge. Presque tous les rois de l'Europe avaient ouï vanter ses exploits ; car, à tous les champs d'honneur où son fer était sorti du foiM|É||au, les acclair>ations de la victoire l'avaient con-

' Lallouette, Histoire de la maison de Coucy, iii-4, 1577, p. 78, 89, 91, 96.

» Histoire de Coucy. Lallouette, liv. 2, p. 90.

^ Ce fut , dit Lallouette , par la vertu et la magnanimité du seigneur de Coucy, comte de Vermandois, que le sceptre royal 'Cst venu en la maison de Hugues Cl pet, liv. 2, p. 91 et 138.

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