‹ Double règneChapitre 51 sur 137 · CHAPITRE IV. H y · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. H y

)• tion publique et le désordre social, après )» avoir été de puissans leviers pour les » renversemens , deviennent 'de terribles » obstacles pour les réédifications. Quand )» la révolte a triomphé , quand aux succès )) de ses enfans on a battu des mains avec » enthousiasme , allez prêcher honneur et » justice ! demandez à Tanarchie Tordre , )» aux trahisons la fidéhté , à Tiniquité les » vertus ! Vos frères en apostasie , conti- » nuant leurs œuvres de mort , riront de » vous, et à bon droit; car ils seront, eux, )> dans leur route ; et vous serez, vous, hors )i de la vôtre.

)» — Faut-il donc , malheureux esclaves, » s^écrie le comte de Toulouse , que nous » demeurions continuellement enchaînés , » sans volontés et sans puissance, au joug M d'une race vieillie , aux lois d^une famille » usée ! Non , le genre humain nVst point

" un bétail d'abattoir appartenant à des » bouchers héréditaires. Il ne fut point créé )> par la Providence pour se traîner lâche- )) ment de père en fils sous une même série j) de tyrans. L'homme , en quelque rang )• qu'il soit né , reçut du ciel un cœur et » un bras : un cœur pour choisir ses affec- » tions, et un bras pour rompre ses chaînes.

» — Dangereux sophismes ! jeune homme.

)' La nation qui change de lois et de maîtres » au gré flottant de ses caprices , tombe au )» triste état du cadavre que les empiriques )> exploitent, sur lequel ils expérimentent, » qu'ils se font gloire de dissoudre, et qui, )) décomposé , disparaît sans même avoir )) rhonneur d'un sépulcre.

» — Vous plaidez-là la cause de Blanche. » Quoi ! au timon de l'état une femme ! sous » la pourpre un enfant débile ! et se sou-

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