‹ Double règneChapitre 54 sur 137 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

» — Eh ! le serait-elle ^ jeune insensé , si )> livrée à la volonté fantasque et déréglée )• de ses ambitieux feudataires, la couronne, » comme un jouet , roulait d^une tête à une )> autre aux vents d'un éternel orage !

» — Qu'elle s'aflPermisse , d'accord: mais » non dans la famille régnante. Qu'une » autre dynastie soit fondée! que, créée par » nous et pour nous , ' elle nous doive sa » puissance et nous garantisse la nôtre ! En- » guerrand , plus de tyrannie ! Réglons les » parts avec justice ; et, dans la balance, à » chacun, avec sagesse départies, indé- » pendance et h'herfp I

» — Grands mots de sang et de ruines ! » suicides de la raison I implacables défis à )) mort jetés par le désordre et le crime à » l'ambition et à l'orgueil! Adoptez -les, )» fiers suzerains , et voici ce qu'il en advien-

» dra : les rois, contre lesquels vous vous » soulèverez , finiront , pour vous échapper, » par se réfugier dans le peuple j ils rehaus- » seront les petits afin de terrasser les » grands : ils vaincront et vous périrez.

» — Le trône en sera-t-il plus solide ?

» — Il paraîtra tel un instant ; mais bien- » tôt, les hiérarchies détruites, la société )) croulera peu à peu. Toutes les grandeurs » du pays tombées devant la majesté su- » prême, il ne restera plus qu^an monar- » que-peuple au miUeu d'un peuple-mo- )) narque, et l'un devra dévorer Tautre : » vos folies auront mené là. Après avoir )) crié : Plus de nobles! on criera aussi : » Plus de rois! Car, dans Tère des libertés , » toute suprématie est coupable : la mo- )) narchie même est de trop. »

Le sire de Coucy se lève : ses paroles ,

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