‹ Double règneChapitre 55 sur 137 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

graves et lentes , avaient un accent propliétique ; Raymond en a paru consterné :

«— Quittons ce sujet, reprend-il; je »> sens que mes idées se brouillent. A peine » crois-je à la vérité de ce que je vois et de

» ce que j^entends. Le vieux Roger

» était-ce un homme? Etes-vous bien le » sire Enguerrand? Suis-je, moi, Rayu mond de Toulouse? Oh ! je rêve, n^est-re )» pas? je rêve?

Le chef a seuri tristement.

« — Tu t'es voué à moi , corps et ame , )» ici, de plein gré, à genoux. Tes deux )» mains étaient dans les miennes. Nous ne » dormions ni Tun ni Tautre.

)) — Coucy , vengeras-tu mon père?

)t Montfort, rexécrable Montfort, m\iide- » ras-lu à le châtier?

» — Je serai ton guide, Raymond, et » plus encore, ton ami.

» — Tu resteras le chef de la ligue, n''est- » il pas vrai , noble Enguerrand ? Si tu )» nous quittais , le sais-tu ? un autre roi » serait élu. »

Le paladin a tressailli .

<( — Un autre roi ! répète-t-il ; et qui? » — Le comte de Boulogne (1 ). »

Coucy, violemment agité, a parcouru la salle à grands pas ; ses sourcils se sont contractés.

« — Lui roi I — le comte de Boulogne ! . . » — J''en ai la certitude , Enguerrand.

(1) Voyez tous les historiens déjà cités.

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