‹ Double règneChapitre 56 sur 137 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

» — Qui t''a instruit?

)) — Robert deBrienne.

» — A quelle époque?

)• — Il y a huit jours.

» — Où Pas-tu rencontré ?

» — A Melun. Je Tavais connu en )• Guyenne ; et , malgré mon déguisement , » je n''ai pu lui rester caché. Nous avons )' échangé quelques mots : j^ai su par lui les '» plans de la ligue.

» — Adieu! dit Enguerrand d^un ton » brusque ; je ^attends demain à Coucy.

„ — Demain! à quelle heure?

'» — A midi.

» — Je puis compter sur ta parole ?

» — Raymond n"'y a jamais manqué.

» Mais permets-moi une question : où suis- )> je ici ?

j) — Au val des Ombres.

)) — Je le sais ; mais sous ces murailles )i habite un étrange vieillard. Connais-tu » le sire Roger?

» — Je l'ai pris sous ma protection; je 1» lui ai donné asile sur mes terres : de )) grands malheurs Tout accablé.

)» — Est-ce un guerrier de haut lignage?

» — LV'peron d'or brille à ses pieds.

» — T'a-t-il confié ses secrets?

» — Quelques-uns.

» — Cet homme m'effraie. »

L'illustre paladin , sombre et préoccupé , s'était éloigné de Raymond. Les-lampes du plafond s'éteignaient , et l'extrémité de la salle était plongée dans l'obscurité. Le jeune comte était debout : Coucy , du milieu des

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