‹ Double règneChapitre 59 sur 137 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

» rent au castel de Coucy ? Ame aux rêve- >> ries poétiques ! folie à toi de venir , hors » des sphères de la fiction, te faire cou- » doyer dans la foule; tu n'y heurteras » que des intérêts : rien nV accueillera tes n élans. »

Le patron de la maison forte, après avoir achevé ces mots , invite Raymond à le suivre. L'heure du repas avait sonné : c'était la neuvième du jour.

Le comte de Toulouse a pris place à table; son hôte le sert en silence. Tous deux , attirés l'un vers l'autre et se repoussant mutuellement , semblaient n'avoir, au fond de leurs cœurs, aucune place de réserve pour une secrète confidence : lorqu^un bruit inaccoutumé d'armes et de voix retentit sous les murs du castel, et vient mettre

tin à leur gêne. Roger, surpris, se lève — il écoute.

» — Clameurs menaçantes ! dit-il : j'ai » reconnu le cri des routiers.

» — Si c*'étaient Dulac et sa bande I

» — Ceux-là ou d'autres, peu importe.

n Raymond, j'ai eu le long de ma carrière » tant de périls à traverser , que maintenant » ils m'oftrent plutôt un attrait de curiosité » qu'un sentiment d'alarmes. Dulac, dans » le corps d'un colosse, ne recèle qu'un » cœur d'atome. Allons à sa rencontre , » jeune homme. »

Roger a traversé d'un pas rapide les mystérieux passages de sa demeure; il a soigneusement refermé la porte habilement masquée nui communique aux souterrains ,

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