‹ Double règneChapitre 81 sur 137 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

« — Allons ! poursuivons notre route ,

)» ajoule-t-elle. A en juger par le soleil ,

»» nous voilà au milieu du jour. Il va être

» midi.

» — Midi! »

Le pèlerin a frissonné. Midi! se répète-1- il avec épouvante. Il vient de se rappeler sa promesse solennelle de la nuit précédente , faite à Tillustre chef auquel il s'est voué corps et ame : y manquer serait d'un félon. Le sire Enguerrand de Coucy, son roi futur, Tattend ce jour même, en son brillant castel, à midi.

Le long d^une étroite vallée, à peu de distance de Coucv -la- Ville , trois voyageurs pressaient le pas : citaient Raymond, Hakem et Marie.

La jeune fille, entièrement rassurée par les manières respectueuses de son protecteur , Técoutait appuyée sur lui. La jeunesse et Finnocence ont hâte d'*aimer et de croire. Les communications s'établissent vite, là où il y a printemps et prestiges. Un malheur à deux est un lien ; la communauté des soufiVances mène aux confidences du cœur. Et puis Famé , au bel Age de la vie , n^'est jamais si disposée à la tendresse que lorsqu'elle vient d'être bouleversée par quelques grandes secousses : alors, peines, travaux, sacrifices, tout est aliment à Famour.

La captive du Val des Ombres avait remarqué Fagitation du comte en apprenant Fheuredujour. Iladû éclaircir le mystère.

« — J'ai donné parole à un brave....

)> Il faut qu'à midi je vous quitte. ;>

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