CHAPITRE VII
ries avaient été déposés aux pieds du nouveau souverain ' . Tous les fronts s'étaient [)rosternés ^; et tous les échos du castel avaient répété à Tenvi, avec élans dVnthousiasme , le cri du comte de la Marche :
» — Roi des Français , salut et gloire^ ! »
Dans Tagitation générale , suite du grand
' % Et fut, comme dit ^Histoire de Flandres , ceW*; » élection si agréable à toute la noblesse, qu'incontinent » on fit faire exprès une couronne d'or pour le couronner s roi. t Lalloiielte, Histoire de la maison de Coucy , 1. 3 , p. 15C.
* Presque tous les historiens du temps parient de cette promotion. Voyez Chroniques de Flandres, Denis Sauvage . p. 49. — Chron. MSS. de M. de Tliou. — MS. F. Vie de saint Louis, par un confesseur de la reine Marguerite. — Mathieu Paris , Histoire d'Angleterre. — Dreux du Radier , Histoire des reines et régentes , t. 2 , p. 558. — Annales de Belleforest , t. i , p. 63L. — Histoire de saint Louis , in-i, par de Sacy, 1.2, p. 85 - Daniel, t. i, in-i. , etc., etc.
^ Une médaille fut frappée portant ces mots : Rex Francorum. Voy. les Chroniques.
cvcneineiit , régnait un désordre bizarre; les esprits étaient enflammés, mais il faisait froid dans ces flammes. Les joies se déployaient effrayées; les admirations étaient inquiètes, et les témérités défiantes : le bonheur se montrait lugubre.
Raymond prête une oreille attentive aux dialogues de la foule.
« — Saint-Pol ! regarde donc En^uer- » rand ; le proverbe a tort avec lui : il n\i )> pas Pair lictireu.v comme un roi.
)> — C^est vrai, sire comte, il est triste.
» — C'est que, bien qu'il prenne la pour- )» pre , il n'a pas encore le royaume.
» — On dirait qu'en montant il tombe. » — Un quasi-trône est chose branlante.
)» — Foi de Christ ! il n'en voulait pas ;