‹ Douleurs Tardives (Syndrome Pylorique) Sans HyperchlorhydrieChapitre 10 sur 36 · NP RES · texte numérisé non relu

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brusquement dans la forme la plus typique, d' cmblée extrêmement intenses et évoluant relativement brièvement, se rapprochant de la colique vésiculaire. Mais, dans leur forme la plus fréquente, ces crises sont de plus longue durée et, dans leur intervalle, l’état dyspeptique habituel peut faire penser à une affection gastrique.

On peut, avec Chauffard, expliquer ces phénomènes et, particulièrement le pylorospasme, par la proximité anatomique et le synchronisme physiologique de la vésicule et de la région pyloro-duodénale.

Les deux appareils sont en synergie tellement étroite, qu'il y a un parallélisme constant et. une concordance horaire totale, entre ces douleurs provenant de la vésicule et de la région pylorique.

Après la vésicule, la seconde place dans la genèse dés douleurs tardives semble devoir être attribuée à l’appendicite.

Dans l’appendicite chronique, en effet, tous les troubles dyspeptiques peuvent s’observer : ano- .rexie, nausées, vomissements ; mais il n’est pas rare de constater de véritables douleurs tardives, parfois extrêmement vives, traduisant le spasme pylorique d’origine réflexe à point de départ appendicuaire.

Parmi les affections duodénales pouvant provoquer le syndrome pylorique, il faut citer la stase due à de nombreuses causes, dont la plus fréquente est la périduodénite.et, tout dernièrement, Amar-

raggi a montré dans sa thèse la fr'quence de la stase duodénale due à des viscéroptoses et donnant naissance à des douleurs tardives.

Dans nos observations, nous avons remarqué la fréquence de relation entre les douleurs tardives et les troubles colitiques ; l'examen radioscopique du transit intestinal a montré qu'il s'agissait presque toujours d’un ralentissement. Ge fait a été constaté par plusieurs auteurs et Mattignon, de Chatelguyon a souvent insisté sur les rapports qu'il y a entre les douleurs tardives et la stase colique:

On comprend également bien la fréquence du syndrome pylorique réflexe au cours des affections gynécologiques : fibromes, kystes de l’ovaire, salpingites, menstruation douloureuse, métrite, qui, par l'intermédiaire du système vago-sympathique, retentissent de façon extrêmement nette sur l’estomac. |

Enfin, dans bien des cas, il est impossible de trouver dans l'examen des organes abdominaux une explication à ces troubles. Il faut alors chercher à ces douleurs une cause d'ordre général. Et, en effet. il convient d’insister sur les rapports qui existent entre les troubles circulatoires et les douleurs gastriques tardives. Nous voulons parler des hyperten- SIOns.

Beaucoup d’'hypertendus et aortiques sont de faux gastriques. [ls présentent des manifestations À horaire tardif et régulier : brûlures, crampes, 3 ou heures après le repas. On est surpris de trouver à

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