LES MALADIES CONTAGIEUSES
Qu'est-ce qu'une maladie contagieuse ou Iransmissible? Exemple . une maladie type dont la tiansmission est expérimentalement facile. Le charbon, expériences de M. Pasteur.
Indication rapide des principales maladies contagieuses de l'honmie; voies de transmission : l'air, l'eau, l'appareil respiratoire, l'appareil digestif.
S'il est une classe de maladies pour lesquelles la préservation, quand elle est bien entendue, peut surtout devenir efficace, c'est assurément celle des affections contagieuses, auxquelles il conviendrait mieux, de donner le nom, plus général et mieux justifié, de maladies tratismissibles ; aussi leur étude est-elle proprement du ressort de l'hygiène.
Ces maladies évoluent d'une façon toute spéciale; elles naissent dans un foyer plus ou moins restreint d'abord, peuvent se propas^er ensuite par des modes de dissémination variables et frapper les habitants de toute une contrée ou de tout un continent ; puis, après avoir exercé leurs ravages, elles s'éteignent complètement ou imparfaitement, pour renaître plus tard, quand les conditions seront de nouveau favorables à leur éclosion ou à leur dissémination.
Les anciens, frappés de l'allure en apparence si éirange des maladies contagieuses, leur avaient attribué un caractère spécial de mystère et d'obscurité. La science moderne, mieux avisée, a déterminé d'une façon rigoureuse leur genèse et leur mode de propagation et, en les dépouillant du voile mystérieux qui les
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enveloppait, elle nous a appris à les prévenir du ;i \o< mieux combattre.
De tout temps on a eu une temlance marquée à altribuer l'origine des maladies transmissibles à un contage animé, à des organismes inférieurs vivant en parasites chez les sujets infectés. La découverte des infusoires par Leuwenhoeck parut donner une base sérieuse à ces simples vues de l'esprit. Les belles recherches de y\. Pasteur sur les fermentalions ont introduit dans le problème un élément nouveau et décisif. 11 démontra que l'air atmosphérique est le réceptacle d'une infinité degermes vivants (pii, parleur multiplication si active, déterminent les phénomènes (le fermentation et de putréfaction.
Ces notions sont non seulement intéressantes au point de vue doctrinal, mais leur portée pratique n'est pas moindre, et c'est à ce point de vue surtout qu'elles regardent l'hygiéniste.
Tout ce qui touche à ces maladies dites aussi, et avec tant de raison, maladies populaires, offre un puissant intérêt, non seulement au point de vue de l'histoire de la médecine, mais encore au point de vue social et à celui de l'histoire générale de l'humanité. La peste d'Athènes décrite par Thucydide; les grandes pandémies bibliques ; la peste noire, célèbre par les récits de Boccace; la lèpre au moyen âge; la petite vérole au commencement du siècle dernier; de nos jours le choléra, sont de grands événements qui intéressent l'histoire à un plus haut degré que les révolutions et les batailles. C'est une vérité devenue banale aujourd'hui que les armées en campagne perdent plus de soldats par les maladies et les épidémies que parle feu de l'ennemi. C'est à l'hygiène à prévenir l'éclosion de ces maladies, à eu arrêter les progrès, une fois qu'elles se sont développées.
Mais, sans entrer dans le détail, ce qui par-dessus tout prouve l'action directe et énergique qu'exercent l'hygiène et tous les auxiliaires dont elle dispose, sur le développement des maladies infectieuses, c'est l'histoire même de ces maladies, et surtout (le celles qui, après avoir affligé l'humanité, ont finalement disparu devant les progrès du bien-être et de la civilisation. La peste, la grande maladie populaire de l'antiquité et du moyen âge, a quitté définitivement l'Europe et son ancien foyer classi-