‹ Douze conférences d'hygiène, rédigées conformément au plan d'études du 12 août 1890Chapitre 7 sur 22 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

Ration ordinaire. . .

gr.

GO

gr.

gr- 20,00

liation de travail . .

Ration lofale d'un bon ouvrier

4oO

Valimenlatioji insuffisante est celle qui fournit à un adulte au repos, d'un poids moyen de 65 kilogrammes, une quantité inférieure à H grammes d'azote et à 220 à 230 grammes de carbone par jour.

Chez les individus soumis à une alimentation insuffisante, les forces diminuent et la température s'abaisse, l'énergie de la volonté disparait ; enfin, l'individu succombe avec une prodigieuse

facilité à la première maladie intercurrenle qui vient le saisir.

Quant à Vinanilion proprement dite, dont les expériences justement célèbres de Chossat nous ont indiqué les caractères essentiels, on sait qu'elle a pour résultat de l'aire perdre à l'animal les 4/10 de son poids, limite au-dessous de laquelle la vie n'est plus possible. La perte de substance porte principalement sur la graisse (0/10) ^t =^wi' '^ système musculaire (50 à 60 pour 100). La température s'abaisse rapidement et la mort survient généralement quand elle atteint le niveau de 24 à 26°.

Deux points sont intéressants à noter : d'abord, quand l'animal a perdu un tiers de son poids, quoiqu'il vive encore, il est impossible de le rappeler à la santé. La nourriture, pour employer une expression familière, ne lui profite plus. Voihà pourquoi sans doute on voit si souvent mourir des convalescents arrivés au terme d'une longue maladie qui ne leur a pas laissé les forces nécessaires pour revenir à la santé ; c'est ce que nous voyons quelquefois chez les malades guéris d'une fièvre typhoïde.

Le second point qui mérite de fixer l'attention, c'est que, dans un état intermédiaire entre la vie et la mort, une excitalion quelconque suffit pour tuer brusquement l'animal. Une tourterelle vivante, mais en pleine inanition, mourait subitement quand on lui pinçait la patte. Voilà pourquoi, sans doute, on voit si souvent mourir des malades aftaiblis, sous l'influence des causes occasionnelles les plus légères. Il suffit quelquefois pour cela de vouloir seulement changer leur position.

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