‹ Douze journées de la révolutionChapitre 33 sur 53 · MM · texte numérisé non relu

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CONDITIONS DE IA SOUSCRIPTION

Les Douze Journées de la Révolution seroi publiées en douze livraisons, avec une gravure poi chaque journée, dessinée et gravée à Feau-forte pi MM. Johannot etRaffet, tirée sur papier de Chin<

Il paraîtra trois livraisons par mois.

DOUZE LIVRAISONS IN-OCTAVO

Imprimées sur beau papier des Vosges, par Jul« Didot Faîne.

Prix : i fr. 5o c. la livraison de 32 pages avec une gr. vure tirée sur papier de Chine, et i fr. 70 c. par laposti

PARIS. — IMPRIMERIE DE JULES DIDOT I-'aÎNÉ, RUE DU PONT-DK.-I.ODI , N* 6.

DE LA

POEMES

PAR

BONAPARTE

13 VENDEMIAIRE AN 3. - 4 OCTOBRE 1795. )

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PARIS

PERROTIN, ÉDITEUR

RUE DES FILLES-SAINT-THOMAS, N° 1, ET RUE NEUVE-DES-MATHURINS, N° 54 (CHAUSSEE D ANTIN).

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M. DCCC. XXXII

Jusqu'à ce jour, les conspirations contre-révolutionnaires n'éclataient que sur la frontière; les royalistes n'avaient pas encore osé se montrer en face de la représentation nationale et attaquer la République dans le foyer brûlant de son pouvoir. On eût dû penser que le parti vendéen aurait perdu toute énergie , après avoir été écharpé à Quiberon par la mitraille des Anglais et le sabre des républicains; mais le désastre du 21 juillet avait été oublié par ces hommes qui s'alimentent éternellement d'espérances chimériques et de folles machinations. Une foule d'hommes lâches et ambitieux s'étaient réfugiés dans Paris , et leurs sourdes intrigues gangrenaient la population, de royalisme et d'anarchie. Ils n'eurent pas long-temps à attendre l'occasion de se montrer. La Convention allait enfin déposer sa longue et terrible dictature , et il était à propos de profiter habilement des semences de discorde qui se manifestaient à Paris , à l'occasion de la Constitution nouvelle ; en même temps l'infatigable intrigue des émigrés, secondée par les puissances, venait donner des forces et des espérances aux conspirateurs

du dedans ; le plan de la contre-révolution était flagrant. Le i octobre ( 10 vendémiaire) , une escadre anglaise jette sur les côtes de France une armée de douze mille hommes, composée d'Anglais et d'émigrés français; et le 3 octobre ( 1 1 vendémiaire), l'insurrection déborde dans Paris.

Cette journée du i3 vendémiaire est celle qui eut pour la France les plus importans résultats. Jamais un péril plus imminent ne s'était dressé sur la République. En effet, si l'insurrection du ier prairial eût écrasé le parti thermidorien, il est possible que la Terreur se fût encore replacée sur la Montagne ; les erremens de Robespierre auraient peut-être été suivis; mais au milieu du sang de nouveau versé, à travers les violences de ce régime, la Co-nvention eût été sauvée, et l'édifice républicain serait resté debout. Mais au 1 3 vendémiaire , le triomphe des sections renversait sans retour l'œuvre entière de notre régénération politique depuis le \l\ juillet. C'en était fait de la France, elle allait insensiblement retomber sous le régime proscrit de la monarchie; lacérée par l'ambition étrangère, et décimée par les représailles de l'aristocratie. Si cette épouvantable catastrophe n'a pas eu lieu, ce n'est peutêtre ni au courage de la Convention, ni au dévoûment des citoyens fidèles, ni à la lâcheté des sections insurgées, qu'il faut en rendre grâce; mais à l'existence simule d'un homme, du lieutenant d'artillerie de Toulon.

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