JUZZiZiET
ZiA BAS?1£%£.
5 £7 6 OSfOiBS 1789:
ZiE PEUPZ.E A ¥ISSAÎSiSES,
2© JUÏÎN 1792:
Tf,T. PEUPLE AUX TU2Z*ERIES.
29 AOUf 1792:
ZiE PEUBZiE ROZ.
%ES MâSSACBES.
22 JAÏÎYÏE» 2793:
ZiA MORT SE ZiOïJZS S?I,
3t.ES GÏROHSÏ3S5.
9 THERBÏZEOR AS 2
(27 JTJIZiZjET 2794:):
ZjA CHUTE SE ROBESPIERRE.
2EB PRAZRZAZi AI9 3
ZiE PETJP2E A ZiA COÏWENTÏOÏ
23 17E3SSEÏŒZAÏRE AS! 3
BONAPARTE
28 BRUMAZRE AN 6
SAIHTT-e&OTJS.
CONDITIONS DE LA SOUSCRIPTION
Les Douze Journées de la Révolution seron publiées en douze livraisons, avec une gravure pour chaque journée, dessinée et gravée à l'eau- forte par MM. Jonannot et Raffet, tirée sur papier de Chine.
Il paraîtra trois livraisons par mois.
DOUZE LIVRAISONS IN-OCTAVO
Imprimées sur beau papier des Vosges, par Jules Didot l'aîné.
Prix : i fr. 5o c. la livraison de 3 2 pages avec une gravure tirée sur papier de Chine, et 1 fr. 70 c. par la poste.
PARIS. — IMPRIMERIE DE JULES DIDOT l'aÎNE, RUE DU PONT-DE-LOD1 , N* 6.
-rï-
^(âid^O^C^dlCâ)
cixiddCiCKii
DE LA
POEMES
PAR
«fi
PARIS
PERROTIN, ÉDITEUR
RUE DES FILLES-SAINT-THOMAS, N° I, ET RUE NEUVE-DES-MATHURINS, N° 54 (CHAUSSEE D'ANTIN)
M. DCCC. XXXII
wi)i)i)i)h
i"S"'Viii>'i —
La prise de la Bastille porta ses fruits. Les princes , les courtisans , les principaux seigneurs s'éloignèrent précipitamment de Paris , et se retirèrent au-delà des frontières. Ainsi commença cette coupable émigration qui devait durer vingt-cinq ans ; les fugitifs allaient solliciter pendant toute une génération les armes de l'Europe contre la France révolutionnaire , jusqu'au jour où douze cent mille baïonnettes, précédées de la trahison, devaient ramener leurs débris au sein d'une patrie qu'ils avaient répudiée.
La nuit du 4 août 1789 acheva la victoire du 14 juillet. L'Assemblée nationale abolit, d'enthousiasme, et par acclamation, droits féodaux, justices seigneuriales, privilèges, dîmes, redevances, et vénalité des charges; elle déclara tous les Français égaux devant la loi, et admissibles à tous les emplois.
La déclaration des droits de l'homme et la liberté religieuse furent ensuite décrétées.
Mais une dynastie de treize siècles , une fois croupie dans le despotisme, ne se résigne pas à mourir sans défense sous le pieJ du peuple: Louis XVI, qui ne pou-
vait croire que la liberté fût légitime , la reine, autrichienne de cœur et de naissance, la Cour enfin, inhabile à sentir sa faiblesse, une fois revenus du premier étourdissement, commencèrent à agir d'abord sans bruit, puis tête levée, pour le rétablissement de l'ancien régime et le renversement du nouveau , alors de si fraîche date.
La capitale cessa d'être approvisionnée : le ministère essayait de faire craindre aux Parisiens les suites de la liberté. Versailles fut cerné de troupes, et l'Assemblée constituante placée sous la haute main du pouvoir royal.
C'est encore à l'insurrection populaire qu'il était réservé de sauver la liberté naissante ; elle connut sa mission , et sut l'accomplir.