‹ Douze journées de la révolutionChapitre 4 sur 53 · JUZZiZiET · texte numérisé non relu

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CONDITIONS DE LA SOUSCRIPTION

Les Douze Journées de la Révolution seron publiées en douze livraisons, avec une gravure pour chaque journée, dessinée et gravée à l'eau- forte par MM. Jonannot et Raffet, tirée sur papier de Chine.

Il paraîtra trois livraisons par mois.

DOUZE LIVRAISONS IN-OCTAVO

Imprimées sur beau papier des Vosges, par Jules Didot l'aîné.

Prix : i fr. 5o c. la livraison de 3 2 pages avec une gravure tirée sur papier de Chine, et 1 fr. 70 c. par la poste.

PARIS. — IMPRIMERIE DE JULES DIDOT l'aÎNE, RUE DU PONT-DE-LOD1 , N* 6.

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POEMES

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PARIS

PERROTIN, ÉDITEUR

RUE DES FILLES-SAINT-THOMAS, N° I, ET RUE NEUVE-DES-MATHURINS, N° 54 (CHAUSSEE D'ANTIN)

M. DCCC. XXXII

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La prise de la Bastille porta ses fruits. Les princes , les courtisans , les principaux seigneurs s'éloignèrent précipitamment de Paris , et se retirèrent au-delà des frontières. Ainsi commença cette coupable émigration qui devait durer vingt-cinq ans ; les fugitifs allaient solliciter pendant toute une génération les armes de l'Europe contre la France révolutionnaire , jusqu'au jour où douze cent mille baïonnettes, précédées de la trahison, devaient ramener leurs débris au sein d'une patrie qu'ils avaient répudiée.

La nuit du 4 août 1789 acheva la victoire du 14 juillet. L'Assemblée nationale abolit, d'enthousiasme, et par acclamation, droits féodaux, justices seigneuriales, privilèges, dîmes, redevances, et vénalité des charges; elle déclara tous les Français égaux devant la loi, et admissibles à tous les emplois.

La déclaration des droits de l'homme et la liberté religieuse furent ensuite décrétées.

Mais une dynastie de treize siècles , une fois croupie dans le despotisme, ne se résigne pas à mourir sans défense sous le pieJ du peuple: Louis XVI, qui ne pou-

vait croire que la liberté fût légitime , la reine, autrichienne de cœur et de naissance, la Cour enfin, inhabile à sentir sa faiblesse, une fois revenus du premier étourdissement, commencèrent à agir d'abord sans bruit, puis tête levée, pour le rétablissement de l'ancien régime et le renversement du nouveau , alors de si fraîche date.

La capitale cessa d'être approvisionnée : le ministère essayait de faire craindre aux Parisiens les suites de la liberté. Versailles fut cerné de troupes, et l'Assemblée constituante placée sous la haute main du pouvoir royal.

C'est encore à l'insurrection populaire qu'il était réservé de sauver la liberté naissante ; elle connut sa mission , et sut l'accomplir.

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