‹ Douze journées de la révolutionChapitre 9 sur 53 · MADAME ELISABETH · texte numérisé non relu

MADAME ELISABETH

Ma sœur ! venez donc voir le lever de l'aurore ; Jamais sur les tapis du pavillon de Flore

Le soleil n'a glissé tel que nous le voyons : On croirait, à le voir derrière Notre-Dame, Qu'une triste lueur a coloré sa flamme, Qu'il a du sang dans ses rayons.

Ma sœur! ce soleil rouge est de mauvais augure; Mon Dieu ! le froid du cœur me monte à la figure ; Je tremble pour mon frère; à ma sœur, ai-je tort? Je voudrais bien le voir loin de cette demeure ; Dites, que fait le Roi? que fait-il à cette heure?

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