B. — ÉTUDE SUR LE BACILLE PAMATYPHIQUE G
Contribution clinique et bactériologique à l'étude des infections à bacille paratyphique G. (Avec MM. Teissier et Reilly). Presse médicale, n» 15, 20 février 1929.
L histologie des infections déterminées par le bacille paratyphique G en clinique humaine s’ouvre, on le sait, avec une publication de L. B[irschfeld en 1919. Ce bactériologiste eut l’occasion d’observer, trois ans plus tôt, sur un soldat de l’armée serbe, un syndrome typhique d’allure très grave et qui aboutit à la mort. II isola par hémoculture un germe mobile, possédant tous les caractères morphologiques et biochimiques du paratyphique B. De plus, le séro-diagnostic de Widal pratiqué vis-à-vis des bacilles typhiques ou paratyphiques A et B de différentes provenances avait été négatif, alors que le sérum du malade agglutinait son propre bacille à 1/800.
Ultérieurement, il fut possible à Hirschfeld d’isoler dix-huit fois par ensemencement du sang un bacille inagglutinable par le sérum anti para B, mais agglutiné par le sérum du malade précédent. La preuve était ainsi faite qu’il existait, du moins en Serbie, une variété de bacille paratyphique, différente de celles déjà antérieurement décrites, et capable de reproduire chez l’homme un syndrome de fièvre typhoïde.
D' Pierre Gastinel. 4*
Depuis le travail de L. Hirschfeld, de nouveaux échantillons analogues de para Ç- ont été encore isolés en Serbie, notamment par Todorovitch. En Europe centrale et spécialement en Pologne, des faits semblables ont été signalés dans le même temps. Des échantillons de para G ont encore été isolés en Angleterre, en Afrique orientale, en Mésopotamie et homologués avec les souches serbes.
Ce n’est pas d’ailleurs que le para G apparût pour la première fois dans la nomenclature bactériologique. Dès 1908, Uhlenhut et Hubener décrivaient chez les animaux un germe mobile, morphologiquement semblable au para B, mais inagglutinable par l'immun-sérum para B. Aussi ces auteurs proposèrent-ils de donner le nom de para G à tous les germes répondant à ce groupement. D’après le travail récent d’Hayashi, il est probable que la souche décrite en 1909 par Maruyama se comportait sérologiquement comme un paratyphique G.
Aucun cas semblable à ceux d’Hirschfeld n’a été jusqu’ici rapporté en France.
L’observation que nous avons étudiée concerne une endocardite aiguë rapidement mortelle à bacille pai’atyphique G.