‹ Dr Pierre GastinelChapitre 33 sur 65 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous résumerons ^ensemble de ces recherches dans les conclusions suivantes ;

I. — Le sérum d’un animal soumis à la vaccination par la voie cutanée ou non lég-umentaire (voie sous-cutanée, péritonéale, digestive, endoveinease) acquiert des propriétés nouvelles.

Ces propriétés témoignent de l’activité et de la réalité des vaccinations faites en dehors de l’acte épidémique.

Elles se caractérisent :

a) par la présence des substances sensibilisatrices, déviant le complément vis-à-vis d’un antigène vaccinal ou variolique.

b) par l'existence du pouvoir neutralisant du sérum vis-à-vis du vaccin.

IL —- La réaction de fixation est précoce, elle a toujours une durée limitée.

L’action anti-virulente du sérum, parfois plus tardive, se prolonge longtemps.

III. — Les mêmes propriétés acquises se retrouvent, avec les mêmes caractères, dans le sérum des varioleux.

IV. — Les antigènes, vaccinal ou variolique, obtenus selon la technique que nous avons précisée, peuvent être

substitués l’un à l’autre dans la recherche des substances sensibilisatrices qui apparaissent au cours de la vaccine et de la variole. Cette substitution témoigne d’une spécificité. « de groupe » et on ne peut en déduire l’identité des deux antigènes.

V. — Une signification différente doit être attribuée à cbacune des réactions décélables in-vitro, dans le sérum d’un sujet vacciné ou varioleux : la réaction de fixation caractérise Pétât d'infection vaccinale ou variolique- L’action virulicide du sérum traduisant t'état de protection, répond à la période d’immunité ou mieux d’allergie.

VI. — L’injection du sérum d’un varioleux à un animal neuf, le rend réfractaire à une vaccination ultérieure. Si cette injection est pratiquée immédiatement après la vaccination, elle empêche ou modifie l’éruption vaccinale.

Le sérum des varioleux a une action d’autant plus accusée qu’il est recueilli au moment où, la réaction de fixation disparaissant, il est seulement virulicide.

Le sérum de l’animal passivement immunisé acquiert des propriétés anti-virulentes.

Ces constatations permettent de déduire :

a) que la réaction de fixation, étudiée dans une maladie dont le cycle infectieux est nettement délimité, est la preuve d’un état actuel d’infection.

b) que les propriétés anti-virulentes d’un sérum ne sont pas fonction de sa richesse en substances sensibilisatrices.

UECHEUCHES relatives a la vaccine et a la VAIUOLE 45

c) que le phénomène clinique de la « réaction précoce » témoigne non seulement d’un état allergique, mais encore d’un état de protection vaccinale.

rf)que la réaction des revaccinations sous leurs diverses formes, même les plus dégradées, sont d’authentiques réactions vaccinales.

e) que la réaction de fixation, obtenue par l’emploi comme antigène des croûtes varioliques conservées, réalise une formule précise de sérodiagnostic de la variole.

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