‹ Dr Pierre GastinelChapitre 44 sur 65 · SUR LE LYMPHOGRANULOME MALIN · texte numérisé non relu

SUR LE LYMPHOGRANULOME MALIN

Comment faut-il comprendre la maladie de Hodgkin.

(Avec J. Reilly etPotez) {Bulletin Médical, 13 janvier 1923).

Aprè.s avoir étudié comparativement les adenopathies de la peste bubonique et de la lymphogranulomatose, nous avons cherché à préciser les caractères évolutifs et anatomiques du lymphogranulome malin, désigne sous le nom de maladie de Hodgkin.

Nous avons pu suivre 4 observations de maladie de Hodgkin et nous avons essayé de la situer dans le cadre des affections ganglionnaires.

Cliniquement, 4 symptômes cardinaux doivent faire penser à la Maladie de Hodgkin.

I» La tuméfaction porte sur les masses les plus variées, mais principalement sur les ganglions inguinaux, axillaires, cervicaux. Un ganglion est d’abord

ÉTIDES SUli LE LYMPHOGItANULOME MALIX

intéressé isolément, la généralisation se produit ensuite, procédant par phases successives, accompagnées de poussées thermiques. La masse réalise une tumeur dure, uniforme, indolore, mobilisable. Il n’existe aucune tendance à la suppuration intragangliopnaire. A un certain stade, la tumeur donne l’impression d'une série de bosselures dans lesquelles on peut distinguer les divers ganglions enserrés par une périadénite discrète.

De telles tuméfactions conditionnent des symptômes décompressions variables, selon le siège.

2° La rate grosse, lisse, dure, non douloureuse, peut atteindre les dimensions observées au cours de la leucémie myéloïde, le volume peut subir des modifications au cours des poussées fébriles.

3“ l’élévation thermique peut réaliser plusieurs types :

a) le type à rechutes pouvant simuler un aspect ondulant, d’où le diagnostic quelquefois difficile avec la fièvre de Malte. (Voir courbe)

b) Le type continu.

c) Le type rémittent. Ces différents types' peuvent s’associer.

4 ” les manifestations cutanées sont fréquentes : prurigo, lichénification, quelquefois nodule dermique et érythrodermie à caractère exfoliant. Ces éléments cliniques s’accompagnent de signes hématologiques, d’ailleur.s, variables. Le leucocytose ne dépasse que rarement 20.000, ce qui oppose immédiatement la Maladie de Hodgkin aux leucémies. Nous avons même, dans un cas, observé de la leucopénie. Habituellement, on note une légère polynucléose neutrophile. M- Favre consi-

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