ETUDES SUE LE LYMDHOGIIAXULOME MALIN
g^éanle. L’origine de ces cellules a été discutée. Nous croyons av^ec Favre et Colrat qu’elles proviennent des cellules fixes du tissu conjonctif g-ang-lionnaire.
Au milieu du réticulum imnfïlionmiiro liyperplusié, ou note la présence d’éléments multinucléés ou à noyaux bourgeonnant (cellules de Sternberg .
Quand l’examen histologique porte sur un ganglion prélevé à une période avancée de l’affection, on peut noter l’existence de quelques foyers de nécrose qui nous semblent relever d’un processus d’oblitération vas-
OASTIXEL
culaire, comme le fait est admis pour les nécroses du sarcome.
L’une, des caractéristiques de la Maladie de Hodg-kin
Même ganglion que précédemment. La coupe ne montre en ce point qu’un tissu de granulation avec hyperpiasie conjonctive et nombreux néo-vaisseaux.
est l’existence de métastases. Quel que soit leur siège, elles offrent la même structure que les ganglions initialement atteints. On retrouve en effet dans les foyers métastatiques l’association d’un tissu granulomateux à
ETUJJES SLll LE LYMI’HOGIIAMLOME SiALlN 107
lype inflammaloire eldcs cellules alypiquos de Sternberg'.
Le diag-noslic de la maladie de Hodg-kin est souvent très difficile à cause de la diversité de ses aspects cliniques.
Salis nous attarder aux cas relativement rares où cette affection fébrile peut être confondue avec une tu-
Méliislase liopatkiuc iiu niveau d’un espace, parte. On notera l’a.ssocialion de cellules lymphoconjonctiVes tissu de granulation; et de cellules de Sternberg.
berculose aiguë, une fièvre de Malte, une fièvre typhoïde, nous voudrions montrer ici comment il convient de situer la Maladie de Hodgkin dans le groupe des tumeurs ganglionnaires.
Le travail inilial de Hodgkin en i83a, vise des faits disparates reliés par un syndrome commun : polyadénopathie, splénomégalie, cachexie.
En i’absence de tout examen liématologique il est cerlain que le chapitre ouvert par Hodg-kin s’est évidemment enrichi de faits ressortissant de la tuberculose, de la syphilis, des leucémies.
L’étude cytologique du sang sépara les adénopathies leucémiques, des pseudo-leucémies ou lymphadénies dont le tableau clinique répond à la description célèbre de Vadénie de Trousseau.
Mais bientôt le groupe des pseudo-leucémies se désagrégea au profit de différents types d’adénites infectieuses.
Pendant longtemps la maladie de Hodgkin fut alors confondue avec la tuberculose ganglionnaire, la cellule de Sternberg ayant été assimilée à une cellule géante. Une telle origine ne peut plus être soutenue aujourd’hui : l’atypie de la cellule de Sternberg ne pouvant être rattachée à un processus inflammatoire.
La maladie de Hodgkin devait également être peu à peu différenciée des divers groupes de tumeurs primitives des ganglions ; cependant, en France son individualisation reste peu marquée,elle demeure confondue dans le groupe des lympho-sarcomes. Toutefois, Dominici et Ribadeau-Dumas décrivirent uii pseudo lympho-sarcome inflammatoire qui est assimilable, nous semble4-il, à la Maladie de Hodgkin.
La majorité des auteurs français continuent à considérer cette maladie comme un syndrome ; à l’étranger, au contraire, les travaux de Paltauf, Sternberg, Benda, etc..., systématisent la maladie sous le’nom de granulome malin.