ETUDES SIT
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Il nous paraît, en effet, que la Maladie de Hodg-kin doit être séparée de par ses caractères cliniques et ses lésions, de toutes les autres tumeurs ganglionnaires ; elle se caractérise par la juxtaposition de phénomènes inflammatoires et d’atypies cellulaires.
L’allure cyclique de la fîèvre,le parallélisme des poussées thermiques avec les fluxions ganglionnaires, la constitution de foyers métastatiques contenant un tissu inflammatoire et des cellules de Sternberg, sont autant d’arguments qui empêchent de considérer la Maladie de Hodgkin comme une simple variété du lympho-sarcome.
Nous pensons donc qu’il convient d’ouvrir, pour cette affection, un chapitre particulier dans les classifications nosologiques.
Elle est un fait de transition et d’association entre les lésions inflammatoires et néoplasiques.
La dualité de ces lésions ne permet pas de faire rentrer la Maladie de Hodgkin dans les classifications des lymphadénies envisagées sous le seul angle histologique.
L’étiologie de la Maladie de Hodgkin nous échappe ; le bacille diphtéroïde ne peut être considéré que comme un germe d’infection secondaire.
Les tentatives expérimentales pour établir la nature infectieuse de l’affection ont échoué, y compris nos expériences personnelles de greffes inira-ganglionnaires chez les animaux les plus divers.
N’y a-t-il pas lieu d’envisager le rôle d’un virus dans
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P. CASTlXlîL
le déterminisme de ce type si curieux de tumeurs malignes.
Ne faut-il pas rapprocher le granulome malin du sarcome infectieux des oiseaux, dont Peyton-Rouss a montré la nature fillrable du virus.