‹ Dr Pierre GastinelChapitre 49 sur 65 · U DES SL'I · texte numérisé non relu

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vidualilé des c demeurait donc en débat.

vers germes isolés dans ce gTou|)emcnt

L’étude que nous avons faite montre que, conformément aux recherches de Chamberland et Jouan, l’identification des différents types de pasteurellæ n’est pas seulement justifiée par la ressemblance de leurs caractères morphologiques ou culturaux, mais aussi par le tait des réactions humorales croisées témoignant de l’existence d’un antigène de groupe.

RÉACTIONS HUMORALES

Avant de rappeler ici l’étude de ces réactions sérologiques, nous reprendrons brièvement nos expériences sur l’immunisation active des animaux. Au moyen de cultures chauffées injectées sous la peau, nous sommes parvenus à vacciner les. cobayes, mais jamais les lapins. Chez ces derniers, on pouvait observer une ébauche d’immunité, lorsque l’épreuve élail faite avec un \irus atténué. Dans les cas où le coccobacille était très virulent, le lapin, si bien préparé qu’il fût, ne résistait jamais à l’inoculation d’épreuve.

Chez le chien, la maladie provoquée par inoculation intra-veineuse confère l’immunilé.

La recherche des réactions humorales des animaux vaccinés a mis en évidence : i“ la présence d’agglutinines surtout nettes chez le chien; 5“ la présence de sensibilisatrices déviant le complément ; .3“ la présence

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de propriétés iimnunisaiites du sérum, particulièrement évidente avec le sérum du chien immunisé.

Le diag'nostic ^bactériolog-ique du coccobacille que nous avons étudié permet de donner à ce germe une place dans la systématique générale.

i°IJ se différencie d’avec le bacille pesteux par les caractères suivants: sa forme en coccus, plus accentuée, sa taille, plus petite; l’absence déformés d’involution, son développement plus marqué tà 38°, son action pathogène très marquée pour le lapin et pour le pigeon qui est un animal réfractaire à la peste. Mais l’épreuve cruciale de différenciation est la recherche de l’action préventive du sérum anti-pesteux qui, à doses même extrêmement élevées, ne détermine aucune protection de l’animal. D’autre part, nous avons montré que le germe étudié n’est pas agglutiné par le sérum d’un malade atteint de peste confirmée, et inversement, le sérum d’un animal immun vis-à-vis du coccobacille est dépourvu de toute agglutinine à l’égard du bacille pesteux.

2 * Le bacille étudié ne peut donc être assimilé au bacille de Yersin, prend-il par contre une place légitime dans le cadre des pasteurellæ? Cette identification de notre coccobacille au groupe des pasteurellæ est fournie par toute une série d’arguments : l’inoculation de ce germe reproduit chez les animaux une septicémie à type hémorragique, exactement superposable à celle réalisée par les pasleurelloses naturelles de ces animaux. D’autre part, l’étude des réactions humorales croisées met en évidence :

1 ° Des co~agglutinines ; c’est ainsi que le sérum d’un

ÉTUDES SUn LES PASTEÜRELLOSES

chien vacciné vis-à-vis de noire coccobaciile offre des co-ag-g-lutinines à l’égard du bacille du choléra des poules et de celui de la pasteurellose naturelle du lapin.

2 * Des co-sensibilisatrices ; en effet, le sérum de Panimal immun vis-à-vis du coccobacillecontient des co-sensibilisatrices en présence de la pasteurella du lapin et du choléra des poules.

3” Des co-immunisines, nous les avons envisagées successivement vis-à-vis du choléra des poules et de la pas- ■ teurella du lapin. Nous ne pouvons entrer dans le détail de ces expériences qui montrent que le coccobaciile isolé dans notre observation et inoculé à une poule l’immunise vis-à-vis d’une inoculation virulente du bacille du choléra des poules.

D’autre part, le sérum d’un chien immunisé vis-à-vis du Goccobacide possède un pouvoir préventif contre l’inoculation du choléra des poules à des animaux sensibles.

De même, le sérum de l’animal immunisé vis-à-vis du coccobaciile confère une immunité à l’égard de la pasteurelloss spontanée du lapin.

L’ensemble de ces expériences classe sans aucune ambiguité possible le germe étudié par nous, sous le nom de coccobaciile G, dans le groupe des pasteurellæ. Elles montrent enfin qu’il ne peut y avoir de limites bien tranchées entre les différents types de pasteurellæ suivant l’espèce parasitée.

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