V. —Anatomie pathologique
Nous nous sommes appliqués à étudier les lésions initiales de 1 herpès telles c[u’on peut les surprendre par l’inoculation du virus à l’homme. La biopsie est pratiquée dès la 36® heure. Dès ce moment, on est frappé par la précocité, l’intensité et la diffusion de l’infiltrat leucocytaire. Quand la vésicule est constituée on retrouve en dehors des lésions épidermiques connues (ballonisation et dégénérescence fibrinoïde), une réaction inflammatoire dermique qui s’étend à grande distance dans les espaces vasculaires et lympho-conjonctifs.
Fig. 5. — Même préparation que la figure précédente vue à un fort grossissement. Noter l’ellondrement de la vésicule à sa partie profOnrle.
Fig. 4. — Biopsie d'ane lésion herpétique expérimentale 36 heures après l'inoculation. — On reconnaît l’elTraction délerminée par le trait de scarification. Les couches superficielles de l'épiderme sont simplement dilacérée.s alors que dans le derme et l’hypoderme apparaissent déjà des fuyer.s d’inültration.
Fig. 6. — Vésicule ■ herpétique expérimenlale. — Bailonisation des cel. Iules du corps muqueux qui limitent latéralement la paroi vésiculaire.
Fig. 7. — Biopsie d'une lésion herpétique expérimenlale au //” jour. — Noter l’importance des infiltrais lymplio-conjonclifs autour des axes vasculo-nerveux du derme et de l’hypoderme et à distance de la vésicule (laquelle n’est pas représentée).
D' Pierre Ga.stisel, g