FAITS
BIVERS.
Pente
Angle 1
Penle
Angle
par mètre.
avec l'horizon.
par mèlre.
avec l'horizon
Le lecteur pourra remarquer qu'en vertu de ce fait^ bien connu en trigonométrie, que^ pour les angles très-petits, le sinus, l'arc lui-même et la tangente peuvent être pris Tun pour l'autre, tant ils diffèrent peu ; le lecteur pourra remarquer, disons-nous, que les deux tables donnent à peu près les mêmes valeurs pour les angles jusqu'à une pente de O'n.OGO par mètre ; cette pente correspond à un angle de 3" 2G' 24'' dans la première définition , et à un angle de
3° 26' 2" dans la seconde; une différence d'un tiers de minute de degré est tout à fait négligeable dans les opérations agricoles.
§ 3. — Des instruments de sondage.
Nous avons appelé d'une manière instante l'attention de l'agriculteur sur la nécessité d'explorer le sol à l'aide de sondages d'essai, et sur les excellents résultats d'assainissement que l'on obtient souvent par des trous de sonde pratiqués à des profondeurs plus ou moins grandes, mais que nous ne conseillons pas de pousser au delà de 50 mètres. Nous avons décrit la sonde d'essai de Palissy (t. II, p. 6), et nous avons donné des détails complets (1) sur les procédés de forage (t. II, p. 257 à 302). Nous avons obtenu ce résultat, c'est que les ingénieurs reconnaissent maintenant l'utilité des appareils de sondage appliqués à l'agriculture, et que plusieurs se sont procuré des équipages complets. Les prix que nous avons donnés (t. II, p. 297) ont été modifiés; voici le devis d'une sonde n" h, livrée par MM. Degousée et Laurent (rue de Chabrol, 135, à Paris), à l'École des Ponts et Chaussées :
roids. Prix du kil. Prix.
Kil. Fr. Fr.
1 clef de relevée 8.0 3.00 24.00
1 clef de retenue 4.5 2.50 11.25
I tête de sonde 6.5 3.00 19.50
1 manche en fera vis dépression. 7.0 3.00 21.00
3 tourne-à-gauche 13.0 2.00 26.00
1 tarière ouverte de O^.IS de d'a-
mètre 26.0 4.00 104 00
1 trépan de 0'».12 de diamètre 14.0 3.00 42. 00
A reporter 72.0 253.75
(1) Une faute typographique, page 281, 22* ligne, change complètement le sens de la phrase ; au lieu de la faire passer sous l'outil afin de le broyer, il faut lire le faire passer, etc.
FAITS DITEBS. 249
Poids.
Kll.
Report 72.0
I tarière à langue de O*». 1 1 5 de diamètre 14.0
1 soupape à clapet de O"*.! 1 de diamètre 18.5
1 caracole 10.5
Il tiges de sonde de 4 mètres de long. 343.0
1 tige de 3 mèlres de long 24.0
1 lige de 2 mètres de long 16.5
1 tige de 1 mètre de long 9.5
rix dukil.
Prix.
Fr,
Fr,
Totaux 508''.0 1,137'. 85
Tels sont le poids et le prix réels d'une sonde n" 4 de 50 mètres, munie des instruments essentiels. Il était joint à cette sonde :
3 tuyaux de 2 mètres de long, de
û™. 145 de diamètre extérieur et Kii. fr. fr.
de 0'".125 de diamètre intérieur. 66.0 1.50 99.00
25 boulonsde tuyaux, à0^20lapièce. » » 5.00
1 treuil n" 3 avec débrayage 380.0 1.60 608.00
2 caisses et emballage » » 20.00
Cette addition élevait le prix total à 1869^00
Le prix des tiges, emmanchements compris, est bien celui qui est porté dans notre second volume; il faut seulement ajouter 3 fr. pour chaque kilogr. d'emmanchement, quel que soit le numéro; les poids et les prix sont les suivants :
Prix.
fr.
des emmanchements.
Poids,
kil.
FIg. 451». — Sonde de Palissy » perfectionnée par MM. Degousée et Laurent.
Les quatre derniers numéros sont seulement employés dans les grands sondages.
Le prix du kilogramme des outils raccrocheurs est de
frAlTS DIVERS. 25 1
3 francs pour les caracoles, 5 fr. pour les cloches à vis, et A fr. pour les cloches à clapets ou à galets.
Nous avons donné ci-dessus le prix et le poids du treuil n" 3, employés pour les sondes de 50 mètres. La chèvretreuil (tig. 399 de notre ouvrage) coûte 700 fr. tout compris. La chèvre avec moulinet (fig. 398) est du prix de 200 fr. seulement.
Les tuyaux en fer, suivant le diamètre, coûtent de If. 20 à 1^60 le kil. On ne fait plus de tuyaux en fer galvanisé. Les tuyaux en cuivre rouge, suivant le diamètre, l'épaisseur et le prix courant du cuivre, coûtent 4 fr., 4^50 ou 5 fr. le kilogramme.
La petite sonde de Palissy a été perfectionnée par MM. Degousée et Laurent de manière à recevoir un man-che mobile (tig. 454) qui sert à faire manœuvrer à volonté ou un trépan ou une tarière é
§ 4. — Emploi des manchons dans le drainages.
Nous avotis dit que les manchons ou colliers ne devaient être employés dans le drainage que pour les cas où les terrains seraient coulants, et pour ceux où il faudrait le défendre contre l'invasion des racines. Nous préférons, pour les cas ordinaires, des couvre-joints fabriqués à la manière des colliers, en donnant seulement en plus trois traits longitudinaux^ parallèlement à l'axe, avant la cuisson des tuyaux divisés en manchons, qu'on ne détache que sur le terrain. Si, dans un tuyau, on fait 4 ou 5 manchons, on obtiendra, par cette méthode, 12 ou 15 excellents bouvre-joints. Nous ne sommes guère partisan, comme oh Voit, des tuyaux qui portent sur eux-mêmes leUrâ colliers I ou manchons. Cependant, comme il enti-e dans notre plari I de faire connaître tout ce qui concerne le drainage, ndus
placerons ici une communication qui nous a été adressée par M. Salomon, sous-direcleur de la ferme-école de Poussery (Nièvre), ancien élève de Grand-Jouan, sur une nouvelle fabrication de tuyaux à colliers fixes,
« Dans l'état actuel de la fabrication, l'emploi des manchons présente, sur toutes les autres pratiques, pour l'exécution des travaux de drainage, une supériorité incontestable. Les ingénieurs l'ont adopté généralement; et, en effet, sans manchons, le drainage est exposé à des risques que l'on ne peut courir dans une opération qui doit offrir la sécurité la plus entière dans l'efficacité et la permanence de ses résultats.
« Nous-mêmes avons pratiquédes travaux sans manchons, et, si nous avons réussi, c'est en mettant dans le nivellement des fossés la précision la plus exacte, dans la pose des tuyaux les soins les plus minutieux, et jamais ce n'a été sans une certaine appréhension que, procédant au comblement, nous avons vu la terre dérober à nos yeux le fond de nos tranchées.
« Les demi-manchons que nous avons employés comme couvrejoints n'ont pas fait cesser nos craintes. En supposant qu'ils emboîtent bien les tuyaux sur la moitié de leur contour, ils peuvent les maintenir latéralement et les préserver de l'introduction de molécules étrangères; mais ces tuyaux sont exposés encore à se disjoindre dans le sens vertical , et c'est un danger qui est déjà devenu fatal à trop de drainages, et qu'il importe de prévenir. Ajoutons que les demi-manchons servent souvent à cacher les fautes de pose que la négligence fait commettre aux ouvriers.
« Ces inconvénients entraînent les propriétaires à se servir de tuyaux beaucoup plus gros que ne l'exige l'assainissement du terrain ; mais alors les tuyaux, transports, travaux, tous les frais sont augmentés, et le drainage devient trop onéreux.
« Ne doit-on pas chercher au contraire à assurer les effets du drainage, tout en employant des tuyaux dont le diamètre soit en rapport direct avec les eaux à extraire du sol ?
« Le manchon présente ces avantages; mais, disons-le nettement, le manchon, bon en principe, est vicieux dans son emploi. La pose, quoique moins difficile qu'on ne le croit généralement, exige cependant un certain apprentissage ; la séparation des manchons, réunis ordinairement quatre par quatre, lorsqu'ils sortent des fabriques, entraîne un cassage assez fort, surtout lorsqu'il est fait par un ouvrier peu exercé. Et il faut bien que ces difficultés soient sensibles, puisque, malgré la solidité que donne le manchon au
tube d'écoulement, elles balancent ses avantages réels et empêchent soft emploi de s'étendre. Ce sont des imperfections, des complications rcf;rctlal)les que la fabrication peut faire cesser.
« La fabrication des tuyaux et le drainage sont liés d'une manière intime. Les circonstances nous ont permis d'étudier les deux faces de la question et de nous convaincre que le fabricant, dans son atelier, doit se proposer pour but de venir en aide au draineur, de faciliter, d'assurer ses travaux; et, puisque le tuyau et le collier se posent ensemble, il y a inconséquence à les séparer dans la fabrication et à livrer au drainage un produit tronque et incomplet.
<■ Suivant nous, le tuyau doit porter tixé à son extrémité l'embol-
Fig. 455 — Manchons ordinaires (au r/io* de grandeur naturelle).
Fig. 450. — Coupe lon;;i(udinaIe d'un tuyau à collier fixe (au l/io* degrandeur naturelle).
Fig. 457. — Forme extérieure d'un tuyau à collier fixe (au I/I0"= de grandeur naturelle).
temeut destiné à recevoir le tuyau suivant. Cette forme est la plus rationnelle; elle évite tous les inconvénients, elle réunit tous les avantages, elle donne à l'opération l'unité, la simplicité qu'elle doit avoir. Le transport devient plus facile et moins coûteux , puisque l'emboîtement, ou collier fixe, n'a plus que la moitié de la longueur du collier ordinaire, comme on peut le voir par la comparaison des trois figures 455, 456 et 457.
« La pose se distingue par sa simplicité et sa régularité. Si l'on pose en montant, l'emboîtement se présente de lui-même pour recevoir l'extrémité du tuyau. Si l'on pose en descendant, il n'y a qu'à soulever un peu cette extrémité, ce qui a lieu de la manière
la plus facile, au moyen d'un outil que l'on peut faire en quelques minutes, et qui est composé d'un manche léger muni à son extrémité d'un petit morceau de fer recourbé en forme décroissant, dont les cornes sont dirigées en bas. L'ouvrier le tient de la main gauche ; par un petit mouvement de rotation communiqué au manche, il donne aux cornes du cj-oissant plus ou moins d'obliquité, de ma-
Fig. 458. — Vue (le la distance des noyaux iixes aux bords de la plaque pour le calibre ordinaire des tuyaux (ligure au 1/3 de la grandeur naturelle).
Kig.î459. — Vue de la dislance des noyaux fixes aux bords de la plaque fixe pour la fabrication des tuyaux à collier (ligure au (/3 de la grandeur naturelle).
nière à pouvoir saisir et soulever avec ce même outil des tuyaux de différentes grosseurs, et emboîte sans s'arrêter de la main droite. Un peu de terre jetée au fond du fossé ferait au besoin l'affaire.
« On a fait contre le collier ordinaire une objection qui atteint aussi le collier fixe; on a reproché au tuyau ainsi emboîté de ne plus porter à fond sur toute sa longueur et d'être exposé à se casser sous le poids qui le presse. Cette opinion , qui paraît d'abord spécieuse, ne résiste pas à une observation soutenue et ne frappe
FAITS IMVKl?<
ViC,
Fig/460. — Vue des noyaux mobffes appliqués contre les noyaux lixes pour la fabricalion du collier (figure au i/3 de la grandeur naturelle).
Fig. 4tii. — Vue de la (ilière pendant le passage du tuyau dont le collier a été formé (ligure au 1/3 de la grandeur naturelle).
pas les praticiens. La terre s'introduit dans la partie restée libre, et les tuyaux ne courent aucun danger. On peut du reste consulter les faits et voir que les drainages avec manchons fonctionnent comme au premier jour.
« Cette idée de mettre entre les mains du draineur des tuyaux dont la forme soit complète est si simple que d'autres personnes l'ont eue avant nous. Mues, comme nous, par la pensée que les travaux de drainage ne comportent aucune espèce de complication, aucune chance d'instabilité, elles ont cherché à fabriquer des tuyaux à colliers fixes. Le prix de revient en a été jusqu'à présent trop élevé pour que le drainage pût profiter de ce. perfectionnement.
« Il y avait cependant un progrès à réaliser ; la ferme-école de Poussery l'a fait. Par un nouveau procédé de fabrication, elle a pu abaisser le prix des tuyaux à colliers fixes à une limite inférieure à celle du prix ordinaire des tuyaux et des manchons; et, sans profiler de la position qu'un brevet lui permettrait d'exploiter, se l)ornant à la rémunération la plus légitime, elle est heureuse de pouvoir offrir au drainage des tuyaux à colliers fixes à 22 fr. le
« Elle croit ainsi continuer l'œuvre qu'elle a entreprise d'aider de toutes ses forces au succès et à la propagation d'un moyen aussi puissant de perfectionnement agricole.
« La conception du principe de notre fabrication est très-simple; les figures (458 à 461) en facilitent l'intelligence. La démonstration ne porte que sur deux noyaux ; elle serait la même pour un nombre quelconque.
« Il fallait, dans notre système, agrandir et rétrécir à volonté le calibre du tuyau. A cet effet une plaque et des noyaux mobiles, de dimensions calculées, se meuvent devant la plaque et les noyaux fixes des moules dont sont pourvues les machines ordinaires. Pour que l'action de cette plaque et de ces noyaux mobiles s'exerçât d'une manière effective, il fallait faire sortir sous la pression du piston une épaisseur de terre suffisante pour façonner à vO' lonté collier et tuyau. L'intervalle pratiqué entre le noyau et la plaque du moule ordinaire est augmenté suffisamment pour produire ce résultat, et cette simple disposition est le point de départ d'où découle, comme corollaire, tout notre mécanisme.
« Ces explications énoncées, les figures se comprennent d'ellesmêmes. Les figures 458 et 459 offrent la comparaison de la différence d'intervalle ménagé dans l'ancien système (fig. 458) et le nouveau système (fig. 459) entre les noyaux fixes A et les bords C de la plaque.
« Les noyaux mobiles B sont appliqués contre les noyaux fixes dans la figure 460, et ils rétrécissent convenablement l'intervalle.
Les deux bandes échancrées DD, constituant la plaque mobile, sont
écartées, de manière à permettre la sortie du collier fixe, formé,
comme on le voit, par le noyau mobile et la plaque fixe C.
tt Dansla figure 461 les deux bandes, en rapprochant leurs échancrures, ont coupé la terre en arrière du manchon, et le tuyau sort formé par le noyau fixe et la plaque mobile.
« Quant au mécanisme qui met en œuvre ces différentes pièces, il est assez complexe. Toutes les parties dont il se compose concourent au même but : atteindre la plus grande rapidité d'exécution pour abaisser le plus possible le prix de revient des tuyaux a colliers fixes. Pour cela, il faut un mouvement pour ouvrir et fermer simultanément, à un moment donné, les deux parties de la plaque mobile ; il faut que l'appareil qui rend solidaires les noyaux mobiles s'approche et s'éloigne du moule avec facilité et précision; il faut enfin une table à rouleaux spéciale qui permette la succession non interrompue de l'étirage des tuyaux. »
Après cette description intéressante d'une fabrication de tuyaux à collier fi.xe, nous placerons deux rectifications que nous recevons de M. Leclerc, ingénieur chargé du drainage en Belgique; elles se rapportent à deux passages placés plus haut, pag. 169 et 174 :
« D'abord les frais de déplacement que les particuliers doivent payer aux ingénieurs du service du drainage sont fixés à 1 franc par lieue en chemin de fer, et à 2 fr. par lieue en route ordinaire ;' la lieue belge ayant cinq kilomètres, il en résulte que ces frais de déplacement s'élèvent seulement à 20 centimes en chemin de fer et à 40 centimes en route ordinaire, tandis que le texte indique 25 et 50 centimes. Les surveillants reçoivent, depuis deux ans déjà, un salaire de 2 francs par jour des personnes qui les emploient.
« Une autre inexactitude, plus grave que la précédente, consiste à supposer que chaque tuyau, débité à l'état démanchons, en fournit seulement trois. Dans les fabriques belges, un tuyau sert généralement à faire quatre manchons, et il est certaines fabriques où l'on a l'habitude de tirer cinq manchons d'un tuyau de C^.SO de longueur moyenne. En tenant compte de cette circonstance, on trouve aisément que l'on a employé 27,337,081 manchons contre 32,810,912 tuyaux, et par suite que les drainages exécutés avec des manchons forment 82 pour 100 de Tensemble des opérations.
« Dans un semblable calcul , il serait juste encore de faire abstraction des tuyaux de gros calibre, servant aux drains collecteurs, et pour lesquels on n'emploie les manchons que dans des circons-
tances tout à fait exceptionnelles. En procédant ainsi, on arrive à trouver que le nombre de manchons surpasse celui des tuyaux de 25 et de 35 millimètres d'ouverture, et par suite que tous les travaux de drainage se font en Belgique avec des manchons. »
§ 5, — Tuyaux dits combustibles de M. Tiget.
Dans divers articles de journaux on a fait grand bruit d'un nouveau procédé de cuisson qui aurait pour effet de diminuer assez fortement le prix de revient des tuyaux. C'est pour nous un devoir d'entrer dans quelques explications à cet égard.
Jusqu'à ce jour, dans la cuisson des briques, des tuiles ou des tuyaux, le combustible brûlé pour amener à la température rouge les pièces de poterie disparaît sans laisser de résidu, soit qu'on emploie des fours fermés à foyers isolés, soit qu'on se serve de fours où le combustible est interposé, selon la méthode flamande, entre les produits à cuire.
M. Tiget, l'inventeur du procédé que nous signalons ici, a eu l'idée d'incorporer le combustible dans la pâte même du tuyau, de la brique, de la tuile, pour retrouver, après la cuisson, un squelette ayant lui-même la forme du produit à obtenir, et contenant les cendres jusqu'alors inutilisées.
M. Tiget emploie 83 kilogrammes des matériaux ordinaires de la brique, de la tuile ou du tuyau à l'état sec; il y ajoute 16 kilogr. de détritus de charbon pour servir de combustible; il fait dissoudre dans de l'eau 800 grammes d'alun et 200 grammes de nitrate de soude, et avec cette dissolution il arrose le mélange de terre et de charbon ; puis il broie la pâte , la malaxe et la façonne, selon les méthodes ordinaires, en divers produits.
Les briques, tuiles ou tuyaux, ainsi formés de 17 pour
400 de matériaux combustibles, présentent des pores après la cuisson, et on obtient en conséquence des produits de qualité inférieure. Aussi M. Tiget ne propose-t il pas de coiûposer intégralement une fournée en briques, tuiles ou tuyaux dits combustibles. Une commission de la Société d'Encouragement pour l'industrie nationale, dont M. Salvetat a été rapporteur, a suivi une cuisson dans tous ses détails ; en commençant par les étages inférieurs, le four contenait ;
cinq rangs de briques combustibles 2,500
Briques réfractaires 1 ,500
Tuyaux de drainage de G™. 035 5,500
Tuyaux de drainage de 0™.08 à 0'".15 1,000
Briques pleines ordinaires 1,000
Briques combustibles 1,&00
Boisseaux carrés garnis 1 50
Briques réfractaires 2,500
Boisseaux anglais .' 150
Grosses pièces 50
Carreaux 2,500
« La combustion, dit M. Salvetat, a marché réguUère- "ment; les produits étaient, après le défournement, d'une qualité tout aussi marchande que si la cuisson avait été faite par les procédés ordinaires. »
La commission de la Société d'Encouragement a cherché à établir les prix de revient comparatifs de la méthode Tiget et de la méthode des fours ordinaires à foyers séparés. Les briques combustibles proprement dites, consisidérées seules, reviendront au même prix que les briques ordinaires; mais, attendu que 1 brique combustible Tiget cuit A briques ordinaires, il y a pour ces dernières l'économie des frais de cuisson, et il en ressort, au point de vue des prix de la fabrication à Paris même, une économie de 25 pour 400 des frais totaux. Toutefois l'économie ne s'élèverait pas à un chiffre si fort dans les conditions
ordinaires de la fabrication de la brique dans les campagnes. Dans tous les cas, nous ne conseillerions pas de iaire directement des tuyaux de drainage combustibles; ils pourraient être trop poreux et n'avoir qu'une faible durée après leur pose dans la terre; mais il serait bon d'essayer de cuire des tuyaux ordinaires à l'aide de briques mélangées avec le combustible, selon le procédé de M. Tiget, dans les localités où les frais de cuisson sont assez élevés.