‹ Drainage des terres arables (volume 2)Chapitre 83 sur 308 · DD DRAINAGE EN BELGIQUE · texte numérisé non relu

DD DRAINAGE EN BELGIQUE

travaux de drainage que feront exécuter dorénavant les draineurs privés^ diplômés ou autres. »

La mise à exécution des diverses mesures que nous venons d'indiquer a occasionné à l'État une dépense annuelle d'environ 9,000 francs. Pour l'exercice 1855 la dépense s'est ainsi subdivisée :

Traitements et frais de déplacements des fonctionnaires

du service du drainage G,80l'^.70

Salaire d'un dessinateur 389.50

Salaire de deux surveillants 928.97

Réparations de machines à fabriquer les tuyaux ....... 278.47

Transport et entretien d'outils de drainage 55.75

Frais occasionnés par les examens 545 . 28

Total 8,999.67

D'après le huitième rapport de M. Leclerc, l'application du drainage est arrivée, dans le plus grand nombre des provinces belges, à un tel degré de développement que l'État peut désormais, sauf quelques rares exceptions, se dispenser d'accorder des subsides aux cultivateurs pour les engager à faire des essais sur une petite échelle; il n'est pas non plus nécessaire qu'il continue à distribuer gratuitement des machines servant à la confection des tuyaux. Le rôle du gouvernement se borne donc aujourd'hui à fournir aux agriculteurs les moyens d'appliquer convenablement le drainage, en mettant à leur disposition un certain nombre d'agents chargés de diriger et d'exécuter par eux-mêmes les opérations de dessèchement ou bien de contrôler les travaux entrepris par les draineurs privés. Les dépenses faites par l'État en faveur du drainage sont par conséquent fort minimes; pendant l'exercice 1856, elles ont atteint la somme de 8,991 fr. 57 c, et elles se divisent comme il suit :

Trailemenls, frais de bureau et frais de déplacement. . . 7,865^10

Salaire de deux surveillants 8j8.50

Tuyaux pour essais de drainage dans le Luxembourg. . . 151.47 Transport et entretien d'ouliis de drainage, dépenses diverses 116.50

Les travaux exécutés directement par le service du drainage ne forment qu'une fraction, le quinzième environ de la totalité des opérations aujourd'hui achevées en Belgique, mais ils s'étendent sur une assez grande surface, environ 1,500 hectares, pour que M. Leclerc ait pu en déduire des éléments suffisants au calcul de la surface totale drainée, étant donné le nombre des tuyaux fournis par les fabriques. En effet, M. Leclerc trouve, en moyenne par hectare, les résultats suivants :

MètrM.

Longueur des drains ordinaires 875

Celle des drains collecteurs 172

Longueur totale 1 ,047

La longueur des collecteurs fait, d'après ces chiffres, 16.4 pour 400 de la longueur totale; nous avons trouvé pour des opérations faites en France (liv. V, chap. ix, t. Il, p. 411) le nombre 46.9 pour 400.

M. Leclerc ajoute : « Les tuyaux que l'on emploie pour le drainage ont généralement une longueur de 30 centimètres, et le déchet résultant du transport ou de la présence de tuyaux de mauvaise qualité peut être évalué à 5 pour 400. En prenant ces chiffres pour base, on calcule aisément qu'il faut en moyenne, pour assainir un hectare de terrain, 3,062 petits tuyaux et 601 tuyaux de grand calibre, c'est-à-dire 3,663 tuyaux en tout. » C'est sur ces données que M. Leclerc, connaissant la quantité de tuyaux vendue par toutes les fabriques du pays, a calculé l'étendue totale des terrains qui ont été soumis au drainage

UU Dn.lIXAGE KN BKLGIOl^F. 173

rliaqiie année. Les progrès du drainage en Belgique peuvent ainsi être résumés dans le tableau suivant :

Nombre Nombre drs Étendue

de fabriques de agriculleiirs calculée des

tuyaux en qui ont terrains

exercice. appliqua drainas.

Années. le drainage. hectares.

Totaux 11,620 27,892

M. Leclerc admet que l'assainissement d'un hectare de terrain coûte en moyenne, en Belgique, 201^12, tous frais compris ; qu'en conséquence ce pays a consacré à cette amélioration 5,610,000 francs, qui lui ont donné, en ISriG, à 20 pour 100 , un excédant de revenu agricole do 1,122,000 francs.

Le nombre de fabriques de tuyaux établies en Belgique a suivi le mouvement progressif suivant :

Les 106 fabriques existant en 1836 se répartissaient ainsi par province :

Anvers 3

Brabant 12

Flandre occidentale 10

Flandre orientale ; 7

A reporter 32

Report 32

Hainaut 42

Liège 6

Limbourg 4

Lnxemboug 2

NaïQur 20

Ces 106 fabriques possèdent en tout 130 machines à étirer les tuyaux ; on compte : 6 machines mues par la vapeur; 38 machines du système Glayton ; Ai machines à double caisse du système Dovie ou d'une disposition analogue ; 42 machines à simple effet, de Dovie, de Williams ou de Calla; une machine à action continue de Randell et Saunders; une machine à action continue de Franklin ; enfin, une machine de Whitehead à simple caisse. Il y a 2 fabriques qui utilisent chacune trois machines et 21 qui en emploient deux. Vingt-huit machines, ou à peu près le quart du nombre total, sont la propriété du gouvernement.

M. Leclerc donne dans son huitième rapport un tableau détaillé des quantités de tuyaux vendues en 1856 par 99 fabriques. On y voit que 8 fabriques ont vendu un million de tuyaux et au delà, mais que quelques-unes n'en ont livré que de 30,000 à 40,000. Le nombre total de tuyaux fabriqués se répartit ainsi :

Nombre de tuyaux ordinaires vendus en 1 856 .. . 32,810,912 Nombre de tuyaux vendus en 1856 pour être débités à l'état de manchons 6,775,476

Cela fait en tout 39,586,388 tuyaux, et en moyenne,'par fabrique, 399,000 tuyaux environ.

Chaque tuyau destiné à être débité en manchons en fournit trois; on a donc employé en Belgique, en 1856, un nombre de manchons d'environ 20 millions, contre

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