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FAÇONNAGE DES BRIQUES A LA MÉCANIQUE

exécuter par pression divers ornements d'architecture celle de M. Terrasson-Fougères, de Teil (Ardèche), que nous décrirons plus loin.

IV. Machines qui font le moulage par une filière. « Ces machines, dit Brongniart, sont en général composées, ou d'un piston qui pousse la terre par petites portions, qui la presse et qui l'oblige à se mouler en passant par le trou de la filière, ou d'un piston qui pousse la terre en bloc et la fait sortir de la filière en prisme d'une forme voulue. Dans les deux cas, il faut un couteau ou un fil de fer pour couper les briques d'épaisseur et une à une. »

Brongniart cite deux machines de cette espèce : celle de M. Hottemberg, conseiller de l'empereur de Russie : elle était en activité à Saint-Pétersbourg en 1807, et la description en a été publiée dans le 12e volume du Bulletin de la Sociéfé d'Encouragement, p. 173; celle de M. George, de Lyon, brevetée en 1828.

C'est sur ce dernier principe que sont établies toutes les machines à étirer les tuyaux de drainage employés jusqu'à présent, et nous ajouterons qu'il en est de même des machines à briques pleines, creuses ou tabulaires, qui ont été imaginées dans ces dernières années, et dont nous aurons à donner plus loin la description. Des machines dans lesquelles il n'y a qu'à changer la filière pour obtenir les produits les plus variés sont évidemment préférables à toutes celles qui ne peuvent donner qu'un objet toujours identique à lui-même. 11 se présente du reste cette particularité extrêmement remarquable : c'est que les machines à filière sont à la lois et les plus simples et celles qui permettent le mieux de concentrer toutes les opérations de la fabrication, depuis le mélange et le malaxage des pâtes jusqu'au transport des produits dans les séchoirs.

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