‹ Drainage des terres arablesChapitre 13 sur 166 · FS CANAUX SOUTERRAINS CHEZ LES GRECS · texte numérisé non relu

FS CANAUX SOUTERRAINS CHEZ LES GRECS

Caphyes était quelquefois inondée par les eaux d'Orchomènes. Pour abriter d'une manière permanente la ville et le terroir, les magistrats de Caphyes firent élever une chaussée le long du canal d'écoulement; les sources qui jaillissaient en arrière de la chaussée formaient plus loin le fleuve (1).

« La plaine de Phénée , voisine des précédentes , resta longtemps inondée. À une époque inconnue, mais reculée, un tremblement de terre, selon les uns, un prince bienfaisant, selon les autres, fit ouvrir deux gouffres ou zerethra qui évacuèrent les eaux et assainirent le pays (2 ; enfin le bassin d'Artémisium , situé près de Mantinée et surnommé Argos , à cause de sa stérilité , devenait marécageux toutes les fois que les eaux obstruaient l'issue ou le gouffre qui servait à leur écoulement. Ce conduit souterrain se prolongeait jusqu'à Genethlium, ville située en tête du lac Diné (3). »

Certes, ces immenses travaux souterrains des Grecs avaient pour but l'assainissement de vastes contrées, mais ils étaient entrepris au point de vue de l'hygiène publique, et non pas dans le but de donner plus de fertilité aux terres arables. C'est ce dernier but que poursuit surtout le drainage agricole; mais il n'est atteint le plus souvent d'une manière complète qu'à la condition de grands travaux généraux destinés à faciliter l'assainissement des eaux de tout un bassin; et, chose digne de remarque, quand on obtient la fertilité du sol arable, on produit comme conséquence nécessaire l'assainissement, l'amélioration du climat de toute la contrée.

(i) Pausanias, VIII, 23.

(2) Ibid., VIII, 14 , 19.

(3) Ibid., VIII, 7, 20, 21, 25.

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