‹ Drainage des terres arablesChapitre 148 sur 166 · II · texte numérisé non relu

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choir, du four. Il est important que ces diverses parties de la fabrique soient convenablement disposées les unes par rapport aux autres, de telle sorte que les différentes manipulations s'effectuent facilement , sans perte de temps , sans transports et sans main-d'œuvre inutiles.

Nous allons successivement donner plusieurs exemples de dispositions correspondant à des fabrications de diverses importances.

La planche I représente le plan de la fabrique de tuyaux qui avait été construite à l'Institut agronomique de Versailles, lorsqu'on comptait que cet établissement vivrait et que ses élèves devraient y apprendre la pratique du drainage, en même temps que la contrée y trouverait un exemple et pourrait y acheter des tuyaux. Cette fabrique était établie sur des proportions moyennes, mais peutêtre plus vastes encore qu'il n'est convenable d'en conseiller l'exécution à des propriétaires ou à des agriculteurs. Nous n'en avons pas le devis très-détaillé , mais nous savons qu'elle avait coûté en masse la somme de 8,598 fr. 65 c. ainsi répartie :

Travaux de terrassement 1,l05f.4l

Maçonnerie 3,353.31

Charpente 3, 1 4 1 . 3 1

Serrurerie 3G0 . 49

Menuiserie 404.86

Zinc 82.10

Peinture 150.97

Total 8,598f.05

M. Lauret, géomètre-draineur à la Chapelle-Gauthier (Seine-et-Marne) , est l'auteur du plan sur lequel la construction du four et de la fabrique a été exécutée.

Le bâtiment a h se compose de 7 travées de A mètres de longueur chacune • il a ainsi une longueur totale de

28 mètres; sa largeur est de 8,n.60. Il est construit en bois sur poteaux, a, b, c, d, e , f, g, h, couvert en planches et clos en planches à claires voies. Dans la première travée se trouvent râtelier, contenant la machine A pour étirer les tuyaux, et deux cabinets B pour coucher le contre-maître et serrer les outils et objets divers. Viennent ensuite deux travées libres C, disposées pour ranger les claies chargées de tuyaux sortant de l'étirage, et dans les 4 travées suivantes sont des casiers ou rayons E, de 0m.80 de large, pour recevoir deux rangs de tuyaux.

Ces casiers ont 2 mètres de long sur 2 mètres de haut ; ils présentent ainsi un volume de 2 X 2 X 0m.80 = 3.20 mètres cubes, où on peut loger 2,400 petits tuyaux. Comme il y a 40 casiers semblables, on voit que le nombre total des tuyaux que peut recevoir le séchoir s'élève à 96,000 ; ce nombre est porté jusqu'à 115,000, parce que l'on empile les tuyaux secs vers les extrémités. Les 5 rangs de casiers E sont séparés d'ailleurs par 5 corridors D, larges de 0m.80, pour que les ouvriers puissent facilement empiler les tuyaux dans les cases et les conduire au four quand ils sont secs.

Le travail s'effectue progressivement de l'entrée de la fabrique en avançant vers la sortie située du côté du four. En P se trouve une porte par laquelle entre la terre mise en tas en F devant la porte. Cette terre, composée à Versailles de 3 parties d'argile verte et de 1 partie de terre franche, devait être mélangée avant l'hiver pour servir au printemps après avoir été améliorée par les gelées.

Les tuyaux secs sont portés au four, dont on aperçoit le plan de Pautre côté de la fabrique, non loin de Pendroit K,d'où s'extrait l'argile verte. En G on voit l'intérieur du four pris sous les arceaux et la bombarde; on descend par un escalier J en pierre dans la chambre H, ayant 2m.60

l'i.ANCHE II.

TuSIE I, PAGES 310 ET 3(1.

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