CHAPITRE XXXI
Machine de Ford
Cette machine consiste simplement dans un cylindre rempli de terre glaise qu'on y comprime à l'aide d'un piston mû par une roue. Au fond du cylindre se trouve un moule à travers lequel sortent les tuyaux ou les tuiles, qui restent suspendus verticalement jusqu'à ce qu'on les coupe à la longueur voulue. C'est exactement l'ancienne presse des
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potiers (chap. VI, p. U6). M. Ford a fait plusieurs tentatives pour substituer au mouvement vertical du piston un mouvement horizontal , mais sans obtenir de réels avantages.
La nécessité de jointures pour empêcher, dans certains terrains, le déplacement des tuyaux mis simplement bout à bout, a conduit M. Ford à imaginer un moule très-ingénieux pour produire des rendements à l'aide desquels les tuyaux s'emboîtent les uns dans les autres. Nous avons dit précédemment (chap. V, p. 145) qu'on avait pris en Belgique et en France des brevets pour des inventions analogues. Voici le principe du moule àemboîture de M. Ford.
L'ouvrier prend un tuyau à l'aide d'un mandrin ayant la forme qu'on veut obtenir ; il place l'extrémité de ce tuyau contre un point d'arrêt dans la boite du moule. Cette boite est alors fermée. Elle est fixée à sa partie inférieure, pour faire résistance lorsqu'on enfonce complètement le mandrin qui pénètre dans la boîte. L'excès de longueur du tube est alors forcé de pénétrer dans le moule et de s'y épater de manière à former l'emboîture. Cette opération ne se fait que quand les tuyaux sont déjà assez secs pour se tenir verticalement, et, en même temps qu'elle leur donne le renilement voulu, elle les polit, efface toutes les ébarbures , et prévient la perte que cause la déformation des tuyaux ordinaires lorsque la dessiccation s'achève.