‹ Dramaturgie de HambourgChapitre 109 sur 226 · I. La scène est à Messène, dans le palais de Mérope · texte numérisé non relu

I. La scène est à Messène, dans le palais de Mérope

Pour commencer, ce n'est pas là cette étroite unité de

1. C'était déjà en partie le jugement de notre Schlegel {Elias), « Pour confesser la vérité, dit-il dans ses Pensées iur la Réforme du Théâtre danois y le» Anglais, qui ne se piquent pas d'observer l'unité de lien, l'observent souvent beaucoup mieux que les Français , qui se savent tant de gré de suivre exac» tement les règles d'Aristote. Ce qui importe le moins en ceci, est cpie la décoration ne change pas de scène en scène. Quand il n'y a pas de raison pour que \e& personnes qui entrent en scène se trouvent dans l'endroit indiqué , plutôt que dans celui où elles étaient auparavant ; quand un personnage se donne pour le maître et T habitant d'un appartement où un autre, quelques minutes auparavant , s'est entretenu avec lui-même ou avec un confident tout à son aise, comme s'il était pareillement le maître de la maison, et cela sans que le fait soit justifié d'une manière vraisemblable; en un mot, quand les personnages ne viennent dans la salle on dans le jardin représenté que pour se montrer sur la scène ; Tauteur de la pièce, au lieu d'écrire au-dessous de la liste de ses personnages : « La scène est dans un salon de la maison de Climène ; d aurait bien fait d'écrire : • La scène est sur le théâtre. 9 Ou, pour parler sérieusement, il aurait beaucoup mieux valu que l'auteur fît comme les Anglais, qui transportent la scène d'une maison dans une autre, et qui mènent ainsi le spectateur à la suite de leur héros : cela vaudrait mieux que de donner an héros , pour le plaisir du spectateur, la peine de se transporter dans un lieu où il n'a que faire. • {Note de Vautew,)

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