DES TRAGÉDIES ESPAGNOLES
autre de Cervantes, où celui-ci s'attribue l'honneur d'avoir réduit la comédie espagnole de cinq journées k trois*. Que les littérateurs espagnols décident dans cette question; pour moi, je ne m'y arrêterai pas.
(n® lxiii, 8 décembre 1767). — La reine est revenue de la campagne; Essex pareillement. A peine de retour à Londres, celui-ci se rend à la cour, pour ne pas perdre un moment. Il ouvre avec Cosme le second acte, qui se passe dans le palais de la reine. Sur Tordre du comte, Cosme a dû se pourvoir de pistolets. Essex a des ennemis secrets et craint d'être attaqué en sortant la nuit du château à une heure avancée. Il ordonne à Cosme de porter pour le moment les pistolets dans la chambre de Blanca et de les faire serrer par Flora. En même temps, il détache son écharpe, parce qu'il veut aller voir Blanca. Celle-ci est jalouse, et Fécharpe pourrait éveiller ses soupçons; elle pourrait la vouloir, et le comte serait obligé de la lui refuser. Au moment où il confie Técharpe à Cosme, Blanca survient. Le valet veut la cacher; mais il ne s'y prend pas assez vite pour que Blanca ne remarque rien. Celle-ci emmène le comte chez la reine; et Essex en partant recommande à Cosme de ne pas ouvrir la bouche au sujet de l'écharpe et de ne la montrer à personne.
Entre autres belles qualités, Cosme a celle d'être un archibavard. Il ne peut garder un secret une demi-heure : il craindrait que cela ne l'étouffât; et la défense du comte lui rappelle qu'il est exposé à ce danger depuis trente-six heures >. Il donne les pistolets à Flora, et aussitôt il a la bouche ouverte pour lui raconter toute l'histoire de la
De a quatro actos, y de a quatro pliegos, Porque cada acto un pliego contenia.
{Note de l'auteur,)
i . Dans laPréfaee de get Comédies : Donde me atrevi a reducir la$ comedias a tree jomadae, de cinco que tenian, [Note de l'auteur.)