Bl. Seftora, el Duque... Coif. A mal
[tiempo Yiene Blanca. Bl. Esta aguardando
En la antecamara... Rsix. Ay, cielol Bl. Para entrar... Rbim. Que es lo que
[ miro !
Bl. Licencia... Bbik. Deeid ; que ^eo 1... Decid que espère; estoi local...
Decid, andad. Bl. Ya obedezco.
Rkin. Yenid aca, ToWed. Bl. Que manda Yueslra Alteza? Rbw. El da&o es cierto I Deuidle... nohayque dudar...
Entretenedle un momento.-.
Ay demil... mientras yo saigo...
Y dexadme. Bl. Que es aquesto?
Ya Toy. CoN. Ya Blanca se fue, Quiero pues ToUer... Rbim. Ha zelos!
CoM. A declararme atre^ido , Pues si me atrevo, me atreTO En fé de sus pretensiones.
Rkin. Mi prenda en poder ageno? ViTe dios, pcro es yergiienza Que pueda tanto un afecto En mi. Ce». Segun lo que diso Yuestra Alteza aqui, y supuesto, Que cuesta cara la dicha , Que se compra con el miedo, Quiero morir noblemente.
Rkim. Porque lodecis? Cou. Que espero»
Si a Tuestra Alteza (que dudo I) Le declarase mi afecto, .
£s8. BlâBca ne pouvait venir plus mal à propos.
Bl. Attend dans l'antichambre...
La Reine, apercevant Vécharpe. Ah ! ciel !
Bl. La permission.. «
La R. Que vois-je?
Bl. De se présenter devant Votre Majesté.
La R. Dis-lui... Que vois-je!... Dis^lui d'attendre... Mes sens s'égarent!... Va, porte-lui cette réponse.
Bl. J'obéis.
La r. Reste! Viens ici... Pins près!
Bl. Qu'ordonne Votre Majesté?
La R. Ah! plus de doute!... Dis-lui... Il n'en faut {dus douter!... Va, entretiens-le un moment... Malheur à moi!... en attendant que je me rende près de lui. Va, laisse-moi!
Bl. Que se passe-t-il?... J'y vais.
Ëss. Blanca est sortie. Je puis maintenant poursuivre...
La r. Ah! jalousie!...
Ëss. Ma déclaration... Mon audace a pour excuse vos propres conseils.
La r. Mon présent dans des mains étrangères ! Ah ! Dieu !... Mais je dois rougir de laisser la passion prendre tant d'empire sur moi.
Ess. Si donc..., comme Votre Majesté Ta dit..., et comme je dois l'entendre..., le bonheur qu'on achète , par la crainte... conte trop cher...; s'il est plus glorieux de mourir, je veux aussi...
La r. Que voulez-vous dire, comte?
Ess. C'est que j'espère que si je. .. Pourquoi craindre encore?... Que si je découvrais à Votre Majesté ma passion..., un peu d'amour...
La r. Que dites-vous là, comte? C'est à moi que ceci s'adresse? Quoi! Fou, insensé! Me connaissez-vous bien? Savezvous qui je suis, et qui vous êtes? Je dois croire que vous avez perdu le sens...
Et Sa Majesté continue sur ce ton, traitant le pauvre comte du haut en bas. Il faut rentendre! — Elle lui do-
AlgttB anoar. — Reix. Qae decis? Ijecid, <|iiien soy ? 4|«e sospeofao,
A mi? como^ loc», neoio, QlBe m os huyo la memoria...
Conoceisme ? Qui«n My yi9 ?
mande s^il ignore combien le ciel est ao-dessus de toiïles les tiudaces des mortels; sll ne sait pas que le vent d'orage voudrait en vain pousser jusqu*à l'Olympe, et qu'à moitié chemin il est obligé de revenir en sifflant sur lui-même* Ignore-l-il que les vapeurs qui montent vers le soteil soot dissipées par ses rayons? etc.
Qui est-ce qui se croit tombé du ciel? C'est Essex. Il se retire tout penaud, en demandant pardon. La reine lui ordonne d'éviter ses regards, de ne jamais remettre les pieds dans son palais, et de se tenir pour heureux de ce qu'elle lui laisse la tête sur les épaulefe, cette tête où des pensées si vaines ont pu germer ^.
Il s'éloigne, et la reine en l'ait autant» mais non sans nous donner à entendre que son cœur n'est guère d'accord avec ses paroles.
Blanca et le duc viennent occuper la scène à lear place. Blanca n'a pas fait difticulté d'avouer au duc sur quel pied elle est avec le comte; et qu'il faut qu'elle l'épouse ou qu'elle perde l'honneur. Le duc prend le parti qu'il est obligé de prendre; il renoncera à son amour; et, pour reconnaître la confiance de Blanca, il lui promet de la servir auprès de la reine, si elle veut découvrir à Elisabeth Jes liens qui l'unissent au comte.
La reine rentre bientôt, plongée dans ses pensées. Elle discute avec elle-même si le comte est aussi coupable qu'il le paraît. Peut-être était-ce une autre écharpe qui ressemblait si fort à la sienne.
Le duc aborde la reine. Il dit qu'il vient lui demander une grâce, pour laquelle Blanca l'implore en même temps. Blanca s'^expliquera d'une manière plus précise sur ce sujet : il va les laisser ensemble; et en efTet, il s'éloigne,
La curiosité de la reine est excitée, et Blanca se trouve embarrassée. Erifîxi elle se décide à parler. Elle ne veut pas dépendre pies longtemps de la y&lotkié inconsianle
i. ..... Ko me Tcaîs Cabeza, en qne se engendnmoi
Y açndezed el qne o« 9exo Tan livianos penounleitlos.
d'un homme : elle ne veut pas plus longtemps abandonner à sa loyauté ce qu'elle peut obtenir de force. Elle implore la pitié d'Elisabeth, de la femme et non de la reine. Car puisqu'il faut qu'elle avoue une faiblesse de son sexe, c'est à la femme et non à la reine qu'elle s'adresse ^
(n<» lxv, i5 décembre 1767).
— « Toi? une faiblesse? à moi, dit la Reine? »
Blanga. Les flatteries, les soupirs, les baisers et surtout les larmes sont capables de triompher de la vertu la plus pure. Il m'en coûte cher d'avoir fait cette expérience ! Le comte...
La R. Le comte? Quel comte?
Bl. Le comte d'Essex.
La R. Qu'entends-je?
Bl. Sa tendresse trompeuse...
La R. Le comte d'Essex?
Bl. Lui-même, Reine.
La r. (A parf.) C'est fait de moi! (Eaut,) Eh bien! Après?
Bl. Je tremble... Non, je n'oserai jamais...
La reine l'encourage, et lui en fait dire peu à peu plus qu'il n'était nécessaire; beaucoup plus que la reine elle-même n'en désire entendre. Elle apprend où et comment le comte a été heureux*; et quand enfin elle apprend qu'il lui a promis mariage et que Blanca réclame l'accomplissement
1 Ya estoy resuelta ;
No a la Toluntad mudable De un hombre esté yo siigeta , Que a unque no se que mi oWide, Es necedad, que yo quiera Dexar a su cortesia Lo que puede hacer la fuerza.
Grau Isabela, escuchadme, Y al escucharme tu Alteza , Ponga auD mas que la atencion, La piedad con las orejas.
Isabela os he llamado En esta ocasion, no Reina, Que quando Tengo a deciros
Del honor una flaqueza, Que he becho como muger, Porque mejor ps parezca, No Reina, muger os buseo.
Solo muger os quisiera....