I . Eligese el sujeto, y no se mire
(Perdonen los preceptos) si es de Rey«8, Aaiii|ue por esto entiendo, que el prudente Filipo rey de £sf>aâa, y senor nuestro. En viendo un rey en ellos se enfadava O fuese el ver, <fue al arte coatradiae , O que la autoritad real no deve Ândar fingida entre la lujmilde plèbe.
Este es vol ver à la Comedia antigua, Bonde vemos, que Plauto puso Dioses, Como en su Anfitrion lo raaestra Jupiter. Sabe Dios, que me pesa de aprovarlo , Forque Plutarco hablando de Menandro, Ho siente bien de la Comedia antigua, ]|fas pues del arte vamos ta» remotoe,
Y en Espana le haxemos mil agravios, Cierran los doctos esta vez los labios.
Lo Tragico, y lo Comico mezclado,
Y Terencio con Seneca, aunque sea, Como otro Minotauro de Pasife^ Haran grave una parte, otra ridicula, Que aquestavariedad deleyta mucho, Buea exemplo nos da naturaleza, Que por tal variedad tiene belleza.
{Note de Vautew,)
— Voltaire a traduit à sa façon un autre passage du même oavrage de Lop« <le Véga (Qaest. sur l'EncycL, Art dram.). On y lit ces vers :
Les Vandales, les Goths, dans leurs écrits bizarres , Dédaignèrent le goût des Grecs et des Romains : Nos aïeux ont marché dans ces nouveaux ebemins. Nos aïeux étaient des barbares.
Je me vois obligé de servir l'igoorance,
D'enfermer sous quatre verrous
Sophocle, Euripide et Térence.
J*écrts en insensé, mais j'écris pour des fous. {Trad^)
ton et du sérieux, de la farce et du tragique? Cela paraît ainsi. Mais, si cela est vrai, Lope a fait plus qu'il ne se proposait; il n'a pas seulement pallié les défauts du ihéâtre espagnol; il a réellement montré pour le moins que ce défaut n'eu est pas un; car ce qui est une imitation de la nature ne peut pas être un défaut.
(( On reproche à Shakespeare, dit un de nos écrivains contemporains, — à celui de tous les poètes, depuis Homère, qui a le mieux connu les hommes, depuis les rois jusqu'aux mendiants, depuis Jules César jusqu'à Jacques Falstaff, et dont le regard les a percés à fond par une sorte d'intuition inexplicable, — on lui a reproché, dis-je, de n'avoir dans ses pièces aucun plan, ou du moins de n'en avoir qu'un très-vicieux, très-irrégulier et très-mal conçu, et d'y mêler de la façon la plus étrange le tragique et le comique; souvent, dit-on, le même personnage qui nous a fait venir les larmes aux yeux en parlant le langage touchant de la nature se livre un moment après à quelque étrange sortie, ou exprime ses sentiments d'une manière baroque ; et s'il ne nous fait pas rire, du moins il refroidit notre émotion à tel point qu'il devient difficile au poète de nous ramener à la disposition où il voudrait nous voir. Voilà ce qu'on reproche à Shakespeare, sans songer que par là même ses pièces sont la représentation de la vie humaine au naturel.
« La vie de la plupart des hommes, et, si nous osons le dire, l'histoire des grands corps politiques eux-mêmes, en tant qu'on les considère comme des êtres moraux, ressemble en beaucoup de points à nos grandes pièces politiques^ dans l'ancien goût
1. Baupt'Und StaatS'Actionen, — Ce genre de pièces et le Dom qu'elles portaient sont de l'inTention de maître Veltheu, directeur d'aoe troupe dramatique ambulante, lequel fut un moment attaché à la cour de Dresde (1685-1691). « C'est lui qui s'avisa de représenter des pièces où le dialogue et les incidents étaient improvisés par les acteurs. Il appela ces pièces Haupt-und S<aa(«- Actionen^ nom nouveau destiné à frapper la foule. On désignait auparavant sous le nom de Hauptactiorten les pièces s'^rieuses, qui formaient la partie principale de la représentation, et sous celui de StaataacHonen les pièces qui touchaient à des sujets politiques, genre introduit par Hans Sachs, et cultivé depuis par son disciple Jacob Ayrt^r et par l'école de Silésie. La réunion de ces deux titres, imaginée par maître Velthen, annonçait qu'on trouverait sur son théâtre tous les genres de sujets sérieux mêlés ensemble , pour le plus grand plaisir du public. Mais, pour égayer tant de gravité, le premier rôle était donné au bouflbn Hans-