‹ Dramaturgie de HambourgChapitre 163 sur 226 · Le second est de connaître la Tenté · texte numérisé non relu

Le second est de connaître la Tenté

3 . • Aristote , dans ses livres , a coutume de chercher querelle à quelqu'un. il ae le fait pas sans raisea et au hasard : c'est im calcul et mt néthode. Car iois^tt'il a éfaraaU ItSttpioioas des autres, etc. »

l*Êcole des Maris deux tuteurs dont l'un est sévère et l'autre indulgent : voilà toute la ressemblance. 11 n'y a presque point d'intrigue dans les Adelphes; celle de V École des Jdaris est fine, intéressante et comique. Une des femmes de la pièce de Térence , qui devrait faire le personnage le plus intéressant, ne paraît sur la scène que pour accoucher. L'Isabelle de Molière occupe presque toujours la scène avec esprit et grâce, et mêle quelquefois de la bienséance, même dans les tours qu'elle joue à son tuteur. Le dénoûment des Adelphes n'a nulle vraisemblance : il n'est point dans la nature qu'un vieillard, qui a été soixante ans chagrin, sévère et avare, devienne tout à coup gai, complaisant et libéral. Le dénoûment de V École des maris est le meilleur de toutes les pièces de Molière. Il est vraisemblable, naturel, tiré du fond de l'intrigue, et, ce qui vaut bien autant, il est extrêmement comique. »

{n° lxxi, 5 janvier <768). — Il ne paraît pas que M. de Voltaire ait beaucoup relu Térence depuis qu'il a fait ses classes chez les Jésuites. Il en parle tout à fait comme d'un vieux songe^ dont il reste quelque vague souvenir dans sa mémoire. Il écrit à tout hasard ce qui lui en revient à Fesprit, sans s'inquiéter si c'est chair ou poisson. Je ne relèverai pas son erreur sur le personnage de Pamphile, qui, dit-il, « ne paraît sur la scène que pour accoucher. » Car elle ne paraît pas du tout sur le théâtre, et n'y accouche pas; on entend seulement sa voix au fond de la maison. Pourquoi aussi son rôle devrait-il être le plus intéressant de la pièce? on ne le voit pas. Les Grecs et les Romains ne plaçaient pas toujours l'intérêt où les Français le mettent. Une bonne fille qui s'est oubliée avec son amant et qui se voit en péril d'être abandonnée ne paraissait pas autrefois un sujet pour un premier rôle.

Mais la vraie faute, la faute grossière qu'a faite M. de Voltaire concerne le dénoûment et le caractère de Déméa. C'est le père bourru et rigide, et, selon M. de Voltaire, il changerait tout à coup de caractère. Avec votre permission, monsieur de Voltaire, cela n'est pas vrai. Déméa conserve son caractère jusqu'à la fin. Donat dit précisément :

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