Idem
A. Personnage des Nwes d'Aristophane. Lessing n'explique pas complètement Tétymolugie de ce nom, qui est fort comiquement exposée dans la pièce grecque, se. 1'*. M. Eug. Fallex [Théâtre d^Âristùphcme^ scènes trad. en vers) trouve ringénieuse expression d' «Écuyer-économe. » (Trad*)
S. Dans son traité des Différents domaines du drame. (iV. de Vaut.). ~- Ici Lessiag fait une citation de cet auteur anglais, laquelle donne occasion à une note un peu longue, où notre savant critique prouve qu'Aristote a dû connaître la comédie nouvelle. Sans reproduire cette note, nous la signalons à l'attention des personnes qui s'occupent de l'histoire de la littérature grecque. {Trad.)
étaient d'invention pure et imaginés par rapport à la condition et au caractère des personnages de la comédie.
(n° xci, 45 mars 1768.) — Et même les noms véritables, pourrait-on ajouter, se rapportaient souvent plus au général qu'au particulier. Sous le nom de Socrate, Aristophane se proposait d'attirer le ridicule et la défiance, non pas sur le seul Socrate, mais sur tous les sophistes qui se mêlaient de l'éducation de la jeunesse. Son sujet était le sophiste dangereux; et s'il le nommait Socrate, c'est que Socrate était décrié à ce titre. De là une multitude de traits qui n'atteignaient pas Socrate; si bien que celui-ci put se lever hardiment de sa place au théâtre, pour s'offrir à la comparaison. Mais ce serait bien méconnaître l'essence de la comédie, que de prendre ces traits qui ne portent pas pour des calomnies capricieuses, et de ne pas les reconnaître pour ce qu'ils sont, c'est-fi-dire, pour un développement du caractère, qui se trouve ainsi élevé de l'individuel au général.
Qu'on nous permette ici de dire, touchant l'emploi des noms véritables dans la comédie grecque, différentes choses qui n'ont pas encore été débrouillées par les érudits autant que le sujet le mérite ^.. Mais il ne faut pas que je tombe d'une digression dans une autre.
Je n'ai plus qu'à faire Tapplication de ce que j'ai dit aux noms véritables employés dans la tragédie. De même que le Socrate d'Aristophane ne représentait ni ne devait représenter rindividu de ce nom; de même que cet idéal personnifié d'une philosophie vaine et dangereuse portait le
1. Nous retranchoDS ici un passage que Lessiog a jugé lui-même. Ce n'est en effet qu'une digression entée sur une digression. Celle-ci se compose d'ailleurs de plusieurs points, dont chacun donne lieu à une note éruditc. Si nous ajoutions nos éclaircissements à ces notes, où serait le terme? Les points qu'il indique dans son texte et qu'il développe dans ses notes sont les suivants : 1^ L'usage des noms véritables n'a nullement été général dans l'ancienne comédie j 2" Certains poètes seulement, et daus certaines occasions, se l'étaient permis; 3° Il n'y a donc pas là un caractère distinctif de l'ancienne comédie; 4'> Même après la loi qui interdit de désigner des personnages pat leur nom, il y eut des infractions à cette loi, et Ménandre notamment se permit déjouer diverses personnes sous leur vrai nom. (Trad.)