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I. Voltaire, Commenlaire : oncore sur Horace

LA THAGKDIE FRANÇAISE 169

Il lui faut toujours un nouvel aliment et toujours plus fort, une nouvelle excitation, et toujours plus vive.

Les expositions des anciens sont très émouvantes, très mystérieuses, pleines d'intérêt. C'est un tort : « Le théâtre français a peu d'expositions aussi touchantes; mais en même temps qu'elles sont moins pathétiques, elles sont plus adroites; car une des premières règles du théâtre est que l'intérêt aille en croissant et après une exposition qui arrache des larmes ou qui saisit de terreur, il est difficile pendant cinq actes de graduer les situations ^ »

Tel est le caractère nouveau qu'a pris entre nos mains la tragédie. On a vu ce qu'elle a perdu en passant des anciens à nous. (3n voit par quoi nous avons essayé de combler les vides. Mais la compensation, évidemment, n'était pas suffisante. Une intrigue, quelque savante et adroitement ménagée et habilement graduée qu'elle pût être, était impuissante à remplacer tout ce que nous avions écarté de la tragédie antique. Cela eût été possible, à la condition d'avoir des intrigues très compliquées, où se seraient multipliés incidents et péripéties. C'était en effet une inclination de notre esprit, et souvent nous

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