SCENE III
LÉON seul, puis PAULINE.
LÉON
Il n'y a pas de mal à conlor ses secrets à la femme de chambre, la maîtresse en apprend toujours quelque chose. Ainsi elle avait prévu que je viendrais, et elle avait dit que je restasse! C'est que c'est long une toilette de femme! Si du moins il y avait ici un journal. Ah! l'album de madame de Vertpré, une page blanche, un crayon, l'album ouvert... C'est un défi.
( Il prend le crajon et écrit : pendant ce temps Pauline entre sur la pointe du pied, s'avance derrière la chaise de Léon et lit par-dessus son épaule droite.)
PACLWE, lisant.
Oh ! n'abrège jamais ces heures que j'envie !
LÉON, fermant vivement l'album.
Ah ! c'est vous !
PAULINE
Je vous effraye ?
LfÇN.
Vous ne le croyez pas.
PAULINE
Ou'ccrivez-vous ?
Rien.
Des vers?
De souvenir.
Pour qui?
Vous le demandez !
Voyons-les.
Mais non.
LÉON
PACIINE.
LÉON
PAULINE
LEON
PAULINE
LÉON
PAULINE
Mais si, je vous en prie, monsieur Léon, je me fâche !
J'aurais voulu les finir avant de les montrer... à vous surtout, Pauline.
PAULINE
Ce sera votre première pensée, et c'est toujours la meilleure.
{Elle prend l'album et lit.)
Oh ! n'abrège jamais ces heures que j'envie ! De me les accorder Dieu te fit le pouvoir ; T'entendre est mon bonheur, et te voir est ma vie. Laisse-moi t'entendre et te voir !
{Répétant.)
T'entendre et te voir \