IÉ
Croyez-le, car votre oncle vous dit la vérité tout entière , et j'ai encore mille choses , moi , mille choses à vous dire.
PAULINE
Et moi, Léon, je n'en ai qu'une.
LÉON
Dites donc !
PACLINE.
Je vous aime.
M. BE VERTPRÉ, avec Solennité. ^
Enfants , ( // saisit leurs mains. ) je vous unis. (A part.) Ce n'est pas sans peine.
PAULINE, à M. de Fertpré.
Mon oncle, ma tante seule peut disposer de ma main ; elle est ma seconde mère, et je n'appartiendrai qu'à l'homme de son choix.
M. DE VEKTPRÉ.
C'est très- bien! Conte -lui tout cela, et nous allons chercher le notaire, nous.
LÉON
Ah! laissez-nous un peu ensemble.
M. DE VERTPRÉ
Non, non, voyez-vous, ces choses-là, il faut les terminer séance tenante. {A part.) On ne sait pas ce qui peut arriver. {Prenant Léon à part.) Et maintenant, mon neveu, tu n'es vengé qu'à moitié. {Haut.) Il te reste à demander la main de Pauline à
sa tante, et à lui dire... Tu sais ce que tu as à lui dire, du reste.
LÉON
Soyez tranquille. Au revoir, chère Pauline; je vous quitte , mais pour m'occuper de notre bonheur, et le hâter autant que possible.
PAULINE
Vous ne reviendrez jamais assez vite.