SCÈNE XVII
avec votre femme; eh bien, je l'ai eue cette entrevue... et je vous pardonne.
M. DE VERTPRÉ
II me pardonne! eh bien! il est excellent, lui !
LÉON
Oui, car vous ne pouviez pas deviner le résultat.
M. DE VERTPRÉ
Le résultat?
LÉON
Il vous était impossible de penser qu'on me donnerait à entendre aussi clairement...
M. DE VERTPP;.
On t'a donné à entendre clairement!
LÉON
Oh! si cela se fut arrêté là, il y avait encore moyen d'éluder.
M. DE VERTPRÉ
Ah ! ça ne s'ect pas arrêté là !
Non, non, mon oncle, cela a été plus loin.
M. DE VERTPRÉ
Dis-moi donc vite jusqu'où cela a été?
LÉON
Je ne le devrais pas peut-être ; car un homme d'honneur doit garder de pareils secrets, si ce n'est pour lui , du moins pour la femme qui les lui a confiés, mais...
H. DE VERTPRÉ
Mais nous nous sommes donné notre parole de tout nous dire.
yU LE MARI DE LA VEIVE.
LÉON
Je le sais, et c'est cette parole qui faisait que j'aimais mieux m'en aller par la fenêtre.
M. DE VERTPRÉ
Jeune homme , au nom de cette parole que j'ai respectée, moi. puisque je vous ai tout dit, au nom de rhonneur, je vous adjure...
LÉO>"
Vous vous souvenez, mon oncle ce matin,
je vous disais que je ne connaissais pas l'écriture de votre femme.
M. DE VERTPRÉ
Eh bien?
Eh bien, ce soir, je la connais.
M. DE VERTPRÉ
Elle t'a écrit?
LÉON
Elle m'a écrit.
M. DE VERTPRÉ
Cela ne se peut pas.
LÉON
Cela ne se peut pas! C'est inouï! ils sont tous comme cela.
M. DE VERTPRÉ
Tu dis cela pour m'effrayer. C'est une plaisanterie, n'est-ce pas?
LÉON
Oui, je suis bien en train de plaisanter. Vous mériteriez que je vous montrasse sa lettre.