ACTE II, SCÈNE I
Je m'étais trompé... rien... c'est bizarre ! Pourquoi Ai-je ainsi peur de tout ? c'est que j'ai peur de moi;
(// abaisse sa torche et éclaire une trappe.) C'est que, comme un mineur, j'ai sous les pieds la veine De cet or poursuivi d'une recherche vaine; C'est que, pour un remords à risquer, désormais Je n'ai qu'à me baisser et suis riche à jamais. Oh! je le disais bien, il est des lieux étranges Dont pourrait la vapeur ternir l'âme des auges. Rentrons vile.
{Écoîitant.)
Mais non, je ne me trompais pas; J'ai bien distinctement, cette fois, ouï des pas!
(// éteint sa torche contre terre.) Le laboureur sans doute à sa grange rapporte Sa moisson d'aujourd'hui.
(Tâtantlemur.)
Mais où donc est la porte?
11 me semble pourtant... oui... non... qu'elle était là. Grand Dieu! mais celle porte... 11 entre, le voilà! (// se cache derrière une tapisserie.)
L ALCHIMISTE