‹ DramesChapitre 91 sur 308 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

FASIO, caché, GRIMALDI.

GRiMALDi entre lentement , tire une lanterne de dessous son manteau, regarde du seuil de tous les côtés, puis il vient lentement jusqu'à la trappe, détache une clef de son cou, ouvre le couvercle, et éclaire les sacs que renferme la cachette avec sa lanterne.

Tout va bien. Cette cave est profonde et muette, Et je ne sais pourquoi toujours je m'inquiète. (Regardant son or, et y ajoutant un nouveau sac.) Oh! nul ne peut savoir ce tourment abhorré D'un corps qui vit ainsi de l'âme séparé. Que ne puis-je en ce lieu transporter ma demeure! Pour ne pas le quitter, mon or, d'un jour, d'une heure, D'un instant! Ce matin, quand cette fusion Chez le sorcier maudit a fait explosion. Oui, j'ai cru que sonnait la minute fatale, Et je suis accouru plus tremblant et plus pâle Que si j'étais déjà trépassé. Rien encor Heureusement... c'est bien!

FASio, à part.

Que d'or! mon Dieu, que d'or!

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