‹ Drames philosophiquesChapitre 261 sur 319 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Pendant que Julie est en prières, la porte s'ouvre sans bruit. D'Arcy entre, puis la porte se referme, sans que Julie s'en aperçoive. D'Arcy reste en contemplation, immobile. En retournant la tête, Julie l'aperçoit.

JULIE

0 trahison ! trahison ! Et c'est vous qui êtes le traître, cher ami! J'avais accompli mon sacrifice, je priais. Je pensais à vous, je ne le cache pas. Je pensais à vous devant Dieu. 0 mon ami, qu'avez-vous fait? N'avez-vous pas compris que, pour nous consoler jusqu'au moment où nos têtes tomberont sous le même couteau, notre amour devait rester pur, que la force brutale qui nous séparait était bienfaisante ? Gomment, par une faute, unique en votre vie, avez-vous terni l'image

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