‹ Drames religieux;Chapitre 2 sur 75 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

Lope de Vega vient de trouver en M. Menéndezy Pelayo un commentateur digne de lui. Pareille fortune n'échut jamais à Calderón. Si le texte de ses œuvres a été soumis à un examen critique, par J. G. Keil d'abord, et plus tard par Hartzenbusch, leur histoire n'est encore qu'ébauchée en partie. A que lie occasion et dans quelle pensée ces œuvres furentelles écrites? Quelles en sont les sources, les antécédents? En quoi sont-elles originales, ou imitées d'œuvres analogues? Comment le poète a-t-il interprété les faits historiques ou légendaires qui servent de base à ses drames?... Questions qui, le plus souvent, restent sans réponse, et qui, élucidées com m il convient, jetteraient un jour nouveau sur le théâtre de Calderón.

Quelque utile et [intéressant qu'il soit, le livre de Valentin Schmidt, Die Schauspiele Calderoris^ ne peut être considéré que comme un recueil de notes trop brèves, prises parfois au courant de la plume et forcément incomplètes. J'en dirai autant des observations publiées par Hartzenbusch, à la fin du tome XIV de la Biblioteca de autores españoles. Seul, M. Morel-Fatio, dans une édition justement célèbre, a étudié les particularités extrinsèques de El mágico prodigioso avec la méthode sévère et la conscience rigoureuse qu'il apporte à tous ses travaux.

Si je me suis permis de prendre à mon tour la parole là où il eût mieuxValu, semble-t-il, la laisser

VIH INTRODUCTION

au seul poète, c'est qu'on ne saurait aborder sans quelques éclaircissements préalables la lecture d'œuvres aussi pleines d'allusions^ de réminiscences, d'esprit national et de saveur populaire que celles de l'ancien théâtre espagnol. Des maîtres qui me sont chers m'avaient donné l'exemple. Je me suis efforcé de le suivre, dans la mesure de mes facultés.

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