‹ Drames religieux;Chapitre 30 sur 75 · II Samuel, xviii · texte numérisé non relu

II Samuel, xviii

pleurer et ne voulait pas être consolé; tellement que ses chevaliers, que remplissait d'allégresse la récente victoire, étaient redevenus très tristes et demeuraient très découragés, presque autant que s'ils eussent été vaincus. Ce que voyant, Joab se montra très courroucé Dans son indignation, il dit à David, d'un visage acerbe : « Quoi que nous ayons l'ait, sire, pour assurer ta vie, tes femmes, tes enfants et tes Etats, tu as confondu aujourd'hui en un même ressentiment ceux qui te haïssent le plus et ceux qui te sont fidèles. Certes, tu as montré à tous aujourd'hui le peu de cas que tu fais de nous, et que tu donnerais volontiers et nous, et tes Etats, et ta propre défaite, — quitte à rester déshérité, — en échange de la vie d'Absalon, qui t'a fait tant de mal. »

Alonso de Fuentes, Libro de los cuarenta cantos.

33. Dans La Sibila del Oriente y gran reyna de Sabá, Calderón a donné comme un épilogue à Los Cabellos de Absalon. La reine de Saba, se rendant à Jérusalem, rencontre dans les forêts du Liban Joab et Semeï. Craignant la colère de Salomón et les ordres contenus dans le testament de David, ils vivent dans un trou souterrain, vêtus de peaux, se nourrissant de racines, semblables à des bêtes. La reine les amène devant Salomón, et, pour éprouver sa sagesse, lui demande de juger entre eux :

LA REINE

Semeï et Joab vivent et meurent à la fois, car c'est tantôt la vie, tantôt la mirt qu'ils attendent tour à tour. Les voici à tes pieds. Puisque l'un d'eux doit vivre, qu'ils ne meurent pas l'un et l'autre. Juge leur cause. Je ne sais, pour ma pari, lequel est le plus coupable ou le plus digne d'indulgence, et je donne raison à celui qui me parle le dernier.

JOAB

Je fus, sire, général de David, que je servis et secondai dans sa guerre contre Absalon. Lorsque ce dernier prit la fuite, je le suivis avec soin. Oui, je suivis Absalon, me promattant de remplir fidèlement les ordres de ton père, qui m'avait recommandé de veiller sur lui. Mais je le vis suspendu à une branche, et, transporté d'un saint zèle, je lui perçai le cœur. Certes, ce fut une action criminelle. Mais le ciel me l'inspira et la faute en fut à l'occasion. A toi de juger si le zèle mérite le nom de félonie.

SEMEÏ.

Moi, je confesse avec douleur que, sans raison, sans loyauté, sans respect pour Dieu, je prononçai un blasphème, maudissant

injustement mon roi. Mais si Joiib, pour son excuse, allègue que l'action est prompte, combien plus ne l'est pas la parole? N'est-il pas plus facile de remuer la langue que le bras? de dire que de faire?

LA RKLME.

Si j'avais à choisir, je laisserais la vie à Joab. C'est lui qui a raison.

SALOMÓN.

Que ton choix est mauvais ! Seul, Semeï mérite d'être épargné. Il est évident qu'ils furent l'un félon, l'autre infidèle, sacrilège et imprudent. Mais Joab ne fut-il pas plus cruel, en sa désobéissance homicide ? L'un oiTensa son roi ; l'autre lui tua un fils. .le veux montrer au monde que, chargé par mon père de venger ses injures, j'agis comme il aurait agi lui-même. David, s'il eût vécu, pardonnerait, dans sa justice, une malédiction où il était seul en cause; mais non un homicide, qui est du ressort de Dieu. Vivez, Semeï, Mourez, vous, Joab. Je pardonne l'offense faite à mon père, mais non l'oiTense faite à Dieu.

La Sibila del Oriente, iii*^ journée.

LA

SUR

La imagen canto hermosa, aunque morena, Digno sujeto de elegante historia, Que encuhrió un buen Pastor con justa pena, Y que otro descubrió con justa gloria.

Valdivielso.

La Vierge du Sagrario est une image de la mère de Dieu connue et vénérée à Tolède depuis les temps les plus anciens. Placée, à l'époque des Goths, sur le maître-autel de la cathédrale primitive (1), elle fut réléguée plus tard dans une niche, au-dessus de la porte qui conduisait au Reliquaire ou chapelle des reliques {sagrario). De là vient son nom. A la fin du xvi« siècle, le cardinal D. Gaspar de Quiroga, voulant élever à la patronne de Tolède un temple digne de sa gloire, fit tracer par l'architecte Nicolas de Vergara le jeune et approuver par IHiilippe II des plans que la mort l'empêcha de mettre à exécution. L'œuvre, commencée, sous le court archiépiscopal d'Albert d'Autriche, fut terminée par le cardinal D. Bernardo de Sandoval y Rojas, oncle du fameux duc de Lerme. L'inauguration solennelle eut lieu au mois d'octobre 1616, au milieu de fêtes publiques, de joutes littéraires, de cérémonies religieuses, et en présence de Philippe III (2). Le dimanche 30, la Vierge fut conduite en grande pompe à son nouveau sanctuaire. C'est le même

1. La première pierre de la cathédrale actuelle ne fut posee que le 14 août 1227, par l'archevêque D. Rodigro Jiménez de Rada, sous le règne de Fernando III (saint Ferdinand), c'est-à-dire un siècle et demi environ après répoque où finit le drame de La Virgen del Sagrario.

2. Une relation très détaillée de ces fêtes nous a été conservée sous le titre de Descripción de la capilla de N-d Sa del Sagrario que erigió en la S^a Iglesia de 'i oledo el 11'^'^^ Soi" Cardenal D. Bernardo de'Sandovaly R jas..., por el Lic'^'^ Pedro de Herrera, Madrid, Luis Sánchez, 1617. — Nous aurons souvent à citer cet ouvrage au cours de la présente notice.

que l'on admire encore dans la cathédrale de Tolède. Il communique avec la salle de forme octogone {ochavo) où sont déposées les reliques ; ainsi se trouve, comme autrefois, justifié le noin de la sainte image.

« Elle est faite, écrit l'un des plus récents historiens de Tolède (1), d'un bois poli et très lourd; entièrement recouvert, à l'exception des mains et du visage, d'une feuille d'argent assez épaisse, qui [moule exactement les lignes de la sculpture et des draperies, et dont la bordure dorée est enrichie de différentes pierres précieuses. Les bras sont mobiles et peuvent s'élever ou s'abaisser. Les mains se joignent ou se séparent à volonté; soit que, comme à l'ordinaire, elles tiennent l'Enfant Jésus ; soit qu'on les rapproche en un geste d'oraison, comme il arrive en certaines cérémonies. La couleur de la statue est extrêmement brune; sa hauteur, autant qu'on en peut juger sous les vêtements, ne doit guère excéder un mètre. Il faut tenir compte toutefois qu'elle ne se présente pas debout, mais assise sur un siège d'argent. Ses pieds, dont la chaussure se termine en pointe aiguë, dépassent le bas de sa robe. Mais tout cela est caché sous de riches vêtements dont la couleur varie suivant les époques et les fêtes de l'année: »

Telle est l'héroïne de Calderón. Son origine mystérieuse, ses fortunes diverses, son rétablissement (2) au sein de la vieille église, tels sont les faits que le poète a exposés en trois actes ou, pour mieux dire, en trois parties qui n'embrassent pas moins de quatre siècles. Nous sommes transportés en pleine légende. Le Cid, d'après certains auteurs (3), aida Alphonse VI à reconquérir Tolède, et c'est au lendemain de cette victoire que Calderón met fin à sa comédie.

Sur ces temps quasi-fabuleux les renseignements étaient alors • — ils le sont encore aujourd'hui — aussi abondants que confus, souvent contradictoires. Il fallait donc, imaginaires ou authentiques, choisir les épisodes les plus saillants, lés plus familiers au peuple, c'est-à-dire les plus susceptibles de l'intéresser. Le lien qui relie les uns aux autres ces événements de dates si dis-

1. Sisto Ramón Parro, Toledo en la mano, Toledo, Severiano López Faiido, 1857, 2 vol. T. I, p. 424.

2. Le litre de la pièce, dans les anciennes éditions, est Del origen^ perdida y restauración de laVirgen del Sagrario.

3. Fray Prudencio de Sandoval, Historia de los reyes de Castilla y de León..., Pamplona, Carlos de Labáyen, 1615, f» 70. — Cette opinion est sans fondement sérieux.

tantes, ces personnages de générations si distinctes, c'est l'idée de patrie, unie intimement à celle de religion. Lutte de races; lutte de croyances. La Vierge du Sagrario représente ici Tolède, qui représente l'Espagne entière. Peu importe que, à chacun des trois actes, les hommes changent de nom et do figure. Deux peuples restent aux prises, entre lesquels se trouve engagée toute l'action. C'est là l'unité de cette pièce qui semble n'en avoir pas.

La Vierge du Sagrario, a-t-on observé fort justement, est moins un drame qu'une trilogie. Elle est moins une trilogie dramatique, pourrait-on dire, qu'un poème épique dialogué. L'intrigue, les combinaisons qui constituent à proprement parler une œuvre scénique, y occupent une place des plus restreintes. En revanche, les éléments héroïques, merveilleux et légendaires qui viennent en elle se mêler à un argument fourni par l'histoire, ne sont-ils pas les attributs distinctifs de l'épopée?

Les allusions, les réminiscences de toute sorte sont si fréquentes dans ces [trois actes] que j'ai jugé nécessaire d'étudier séparément chacun d'eux.

Le premier personnage qui paraît sur la scène est le roi Récesvinthe, que Calderón désigne sous le nom de Recisundo. Le roi poursuit à la chasse une bête qui, à l'entrée d'une caverne, prend tout à coup la forme humaine pour le défier. Après une lutte oii cependant il est vainqueur, Recisundo sort du souterrain, effrayé par ce prodige et par les sinistres prédictions du monstre. Il ordonne aussitôt de fermer la caverne par une porte que nul ne se permettra jamais d'ouvrir et à laquelle chaque nouveau roi de Tolède devra ajouter un cadenas.

Ce sombre prélude à un acte entier de joie, de triomphe, de faveurs célestes, a l'avantage de nous laisser pressentir les misères futures, la lamentable déchéance de l'acte suivant. Au public espagnol il rappelait surtout les fantasmagories de la célèbre grotte d'Hercule (1), où personne ne devait pénétrer et

i. Au sujet de cette légende et de plusieurs autres dont il sera question dans cette notice, le lecteur français peut consulter: Damas Hinard, Romancero espagnol, Paris, Charpentier, 1844, 2 vol. ; Antoine de Latour, Tolède et les bords du Tage, Paris, Michel Lévy, 1860; comte

dont le roi Rodrigue, pour son malheur et celui de l'Espagne, osa rompre l'enchantement.

Le poète a usé avec discrétion de cette légende et laissé de côté les mille circonstances absurdes qui vinrent s'y agréger à la longue. Le monstre paraît être de son invention. Je n'en ai pas trouvé de trace directe dans les anciens auteurs. Voici pourlant le résumé d'un chapitre qui n'est pas sans quelque rapport avec la première scène de Calderón : « Le roi Rocas, après s'être échappé de Troie où on le retenait prisonnier, arrive sur les hauteurs de Tolède. Là il découvrit une caverne, et, dans cette caverne, un dragon qui lui causa une grande frayeur. Il le caressa, et le dragon, loin de lui faire aucun mal, lui apportait à manger le gibier qu'il prenait dans les montagnes. Quelque temps après, le roi Tartus, lancé depuis Avila à la poursuite d'un ours, arriva jusqu'à cette caverne et trouva Rocas entrain de caresser les deux terribles animaux. Il se prit d'affection pour lui, l'emmena et le maria à une fille qu'il avait (1). »

Les fameux cadenas ou verrous qui fermaient la porte de la caverne sont mentionnés dans tous les romances, dans toutes les chroniques. Maisnul,que je sache, ne désigne Recisundo comme ayant fait poser le premier. On a beaucoup parlé de Rodrigue, qui brisa ces serrures, mais on s'est généralement occupé fort peu de qui les avait placées là. La Chronique du roi don Rodrigo (2), GuttiereDiaz deGames,dans Le Victorial (3), etc., attribuent à Hercule lui-même cette sage précaution. Si nous acceptons la légende, leur récit est beaucoup plus vraisemblable que celui de Calderón. D'après les différents textes, les cadenas étaient en grand nombre sur la porte, lorsqu'on la força. Or, quatre rois seulement séparent Rodrigue de Récesvinthe. On n'aurait

de Puymaigre, Petit romancero, Paris, Société bibliographique, 1878. — Lope de Vega avait écrit une comédie de La ¿orre de Hercules aujourd'hui perdue.

4. Las quairo partes enteras de La coránica de España, que mando componer el Serenissímo Rey don Alonso llamado el Sabio..., vista y emendad'i mucha parte de su impression, por el maestro Florian Docampo, Coronista del Emperador Rey nuestro Señor, Valladolid, Sebastian de Gañas, 1604. — Part. I, cap. xii.

2. Crónica del rey don Rodrigo con la desfruycion de España..., Alcalá de Henares, Juan Gutiérrez Ursino, 1587.

3. Le passage en question, supprimé dans l'édition espagnole de Sancha, Madrid, 1781, a été rétabli dans la traduction française de MM. de Circourt et de Puymaigre, Le Victorial, chronique de Don Pedro Niño, comte de Buelna, Paris, Palmé, 1867, p. 41-42.

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donc trouvé que cinq cadenas (1), en tenant compte de celui qu'avait posé ce dernier. — Pareilles futilités méritent à peine ({u'on s'y arrête.

D'autres faits, relatifs a Récesvinthe, pourraient avoir une tout autre importance. Le Recisundo do Calderón n apparaît guère qu'en qualité de comparse. Après la scène que nous venons d'analyser, il se contente de donner la réplique à Ildefonso, en roi pieux et eiîacé. L'âme du Récesvinthe historique fut peutêtre singulièrement plus complexe. « Vamba, dit M. Menéndez y Pelayo (2), est le seul roi goth antérieur à Rodrigue qui ait une légende, encore qu'elle soit embryonnaire, et qui sorte du sévère cadre officiel et ecclésiastique où nous ont été conservées les physionomies de ces monarques. » Il est certain que la vie de Récesvinthe ne fut pas, comme celle de son successeur, fertile en incidents romanesques. Doux, humain, désintéressé, excellent législateur, il aima et cultiva les lettres. On lui a reproché néanmoins certains désordres personnels (3), qui auraient attiré sur lui les remontrances d'Ildefonse. Quoi que l'on veuille penser de ces allégations assez vagues, il n'est pas hors de propos de les rappeler ici, puisque les miracles dont le roi fut témoin le décidèrent, préiend-on, à changer de conduite. Calderón ignora-t-il cette particularité ? Ou, s'il la connut, la jugea-t-il peu compatible avec l'ordonnance générale de son œuvre? Je ne sais. Il me semble pourtant qu'elle aurait pu donner matière à une situation dramatique.

On ne saurait rien énoncer de précis au sujet de la reine, femme de Recisundo (4). Si Calderón l'a introduite parmi ses person^ nages, ce fut sans doute afin de varier le dialogue et de le distribuer avec art ; peut-être aussi pour opposer, dans le premier acte, trois figures symétriques à celles du troisième: Recisundo,

1. Le fronlispice d'une cdition de La Crónica del rey don íiodrigo..., Valladolid, 1527, décrite par Gallardo, Ensayo de una hib Lio leca..., t. I, n° HÜO, représenle en eiïet cette porte fermée par cinq cadenas. Mais, je le répète, le texte môme de la chronique attribue cette précaution, non à Recisundo, mais à Hercule.

2. Obras de Lape de Vega, f^nblicadas por la Real Academia española, t. Vil, p. xvn.

3. Voir Chronique rimée des derniers rois de Tolède éditée et annotée par le P. J. Tailhan, Paris, Leroux, 1885, pp. 12 et 93. — Cixila, postérieur à l'Anonyme de Gordoue, n'a fait qu'amplifier le dire de celui-ci.

4. Elle ne figure pas parmi les Reines catholigues du P. Florez. « ... De Recesvinlho [nació] la madre de Ilervigio », dit simplement cet auteur, Memorias de las régnas caíholicas,M.a.áv[á, viuda de Marin, 1790, p. 23,

la reine et, í/deí'onsc d'un côté; Alphonse YI, Constance etTarclKvêque Bernard, de l'autre.

Que dire de saint Ildefonse (1) qui n'ait été déjà écrit? A la fm du xvn" siècle, deux cents auteurs dignes de foi avaient, s'il faut en croire Cristóbal Lozano (2), relaté le miracle de la chasuble. Combien n'en compterait-on pas aujourd'hui ! Pour le saint prélat, cependant, comme pour la plupart des personnages de ce drame, il convient de distinguer les documents historiques de la tradition légendaire. Les premiers nous furent transmis, en une notice succincte (3), par saint Julien, disciple d'Ildefonse, qui le connut donc personnellement. Il loue ses vertus et le zèle qu'il apporta, dans ses prédications autant que dans ses écrits, à la défense de la foi catholique. Mais il est à remarquer que saint Julien ne fait pas la moindre allusion aux miracles de la Vierge ou de sainte Léocadie ; ce qui ne laisse pas d'être surprenant, malgré les explications peu concluantes du P. Florez. Cixila fut le premier à en faire mention, plus d'un siècle après la mort d'Ildefonse. La légende avait eu le temps de naître et de se développer, et l'autorité que l'on accorde à cet écrivain est, en somme, des plus contestables.

« Quanta moi, dit Théophile Gautier (4), je n'éprouve aucune difficulté de croire à ce miracle, et j'admets parfaitement cette histoire au rang des choses authentiques. » Les poètes ont toujours raison.

Si nous laissons de côté toute discussion oiseuse, la vie de saint Ildefonse peut se résumer comme il suit (5\ Son père, Etienne, et sa mère, Lucie, étaient de nobles familles, alliés aux rois goths de Tolède. Ils désespéraient d'avoir des enfants, lorsque la Vierge apparut à la bonne dame et lui promit un fils qui deviendrait la gloire de sa maison. L'enfant naquit et sur les indi-

1. L'orthographe espagno e e ce nom varie suivant les auteurs. J'ai rouvé : Ellifonso, Allifonso, Allefonso, Elifonso, Alifonso, Ilefonso, Ildefonso, etc.

2. Los reyes nueoos de Toledo, d'après l'édition de Barcelone, Pablo Gampins, 1744, p. 62.

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