‹ Drames religieux;Chapitre 39 sur 75 · Historia general de España, lib. IX, cap. viii · texte numérisé non relu

Historia general de España, lib. IX, cap. viii

2. Ce malheureux prince ne sor Lit d'une prison que pour entrer dans une autre, et, désespérant de recouvrer jamais la liberté, s'ouvrit les veÎHes huit ans plus tard.

LA VIEKGE DU SAGUAKIO 165

exerça contre ses sujets des atrocités de toute sorte. Les Tolédans, à plusieurs reprises, s'adressèrent à Alphonse VI, le suppliant de venir à leur secours. Le roi hésitait. Quoique, à la rigueur, la mort d'Almenon et celle de Hisem l'eussent affranchi de son serment, il lui répugnait de lever les armes contre un des fils de son bienfaiteur. Mais le peuple de Tolède insista; les chrétiens mozarabes se montrèrent plus pressants. A la cour de Castille, l'opinion générale était favorable à la guerre. Les troupes se mirent en campagne en 1079, six ans après le sacre d'Alphonse. Celuici se remémorant les paroles entendues jadis, — paroles prophétiques si, comme tout le démontre, elles n'eussent été inventées après coup, — s'empara des bourgs et des villages voisins de Tolède, puis, ayant détruit les récoltes pendant l'espace de sept ans, se rendit maître de la ville (1).

Alphonse VI fut marié cinq fois. De sa première femme, Doña Inès, on ignore la famille et la patrie. Le roi, l'ayant perdue peu de temps avant son expédition contre Tolède, épousa en secondes noces une française. Constance, connue aussi sous le nom de Frengaria (2). Les vers de Calderón (3) laisseraient supposera tort qu'elle eut pour père un roi de France. « Elle était, dit le P.Florez (4), fille de Robert, duc de Bourgogne, et d'Ermengarde de Semur, et avait épousé en premières noces Hugues II, comte de Châlon. Elle ne tarda pas à rester veuve, étant encore toute jeune d'âge, mais d'un esprit déjà très mûr. Sa réputation de beauté et de piété arriva jusqu'aux oreilles d'Alphonse, qui s'en éprit. Il s'adressa à l'abbé du monastère de Tournus, où Constance venait souvent faire ses dévotions, et le mariage fut promptement conclu. »

A côté de la reine, un second personnage d'origine française

1. Découragé par les difficultés et la longueur du siège, le roi allait se retirer, lorsque saint Isidore apparut en songe à D. Cebrian, évêque de Léon, et lui révéla que dans quinze jours la ville demanderait à se rendre. — Francisco de Pisa, Descripción de la imperial ciudad de Toledo...^ Toledo, Diego Rodríguez, 1617, lib. III, cap. xvii.

2. « La segunda mujer de Alfonso VI se llamó doña Constanza, y parece tuvo íambienel nombre de Frengaria. » Florez, Memorias de las reynas cathólicas^ p. 168.

3. Como reyna, que heredó El ser de quien se llamó Christianísimo de Francia.

Le roi de France contemporain était Philippe 1^^, qui avait succédé en 1060 à son père Henri I^r.

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