Textes consultes par le traducteur
1. — Segunda parte de las comedias de Don Pedro Calderón de la Barca..., Madrid, Maria de Quiñones, 1637.
II. — Parte segunda de comedias del celebre poeta español Don Pedro Calderón de la Barca..., Madrid, Francisco Sanz, 1686.
III. — Comedia famosa : La Virgen del Sagrario Su origen, perdida y restauración, de Don Pedro Calderón de la Barca. — Baicelona, en la imprenta de Francisco Suriá, 1771.
IV. — Las comedias de Don Pedro Calderón de la Barca.,, dadas à luz por Juan Jorge Keil, Leipsick, Ernesto Fleischer, 1827-1830, (t. I).
V. — Comedias de Don Pedro Calderón de la Barca, colección... hecha é ilustrada por Don Juan Eugenio Hartzenbusch, Madrid, Rivadeneyra, 4 vol. de Ja Biblioteca de autores españoles (t. I de Calderón, VII de la collection).
2. — Le perrero ou chasse-chiens, vêtu d'une sorte de souquenille rouge, exerçait alors et exerce encore dans certaines églises d'Espagne, notamment à la cathédrale de Tolède, l'office de bedeau.
3. (( Michael, dit Covarrubias, mot hébreu que nous prononçons Miguel (Michel) se compose de : mi = guis, caph = sicut, el = Deus, — quis sicut Deus ? quien como Dios ? (qui y a-t-il de comparable à Dieu ?) » Tesoro de la lengua castellana, au mot Michael.
4. Ce fut, en réalité, le x*^ concile de Tolède qui institua cette fête, au commencement de décembre 656. « La fête de l'Annonciation, anniversairedu jour où le Fils deDieu revêtit pour notre salut la chair humaine, se célébrait le 25 mars. Mais cette date coïncide généralement avec le carême, temps consacré à la com-
mémoration de la passion et de la mort de Jésus-Christ. Une des décisions les plus importantes de ce concile fut que la fête de l'Annonciation se célébrerait désormais le 18 décembre, comme cela a lieu en Espagne depuis lors. Toutefois, selon le rite romain, on y célèbre aussi la fête de mars. Celle de décembre est appelée vulgairement Noire-Dame de VO ; les livres ecclésiastiques la désignent sous le nom deVExpectation. » Mariandi, Historia de España^ lib. VI, cap. ix. Voir le texte de ce canon dans Francisco de Padilla, Historia ecclesiástica de España, Malaga, Claudio Bolán, 1605, Segunda parte, f° 265.
On donne diíférentes explications de ce nom étrange, la Vierge de l'O. Certains admettent le sens symbolique adopté par Calderón. D'autres croient que ce nom vient de ce que les antiennes de l'église, à l'époque où se célèbre cette fête, commencent par l'exclamation o/ plusieurs fois répétée. Valdivielso, dans son Sagrario de Toledo semble pencher pour cette opinion, car Vo! imprimé en caractères gras, est, dans son poème, la première lettr'e dune série d'octaves.
Aux amateurs de curiosités bibliographiques je puis signaler un petit livre portant ce titre .-Les Oqui se chantent aux Adoents, traduits en vers français, et mis en musique en forme de chants de Noël. Dédiez à la Reyne. (Par A. Raibaud, prestre et sacristin de Saint-Sulpice.) Paris, Christophe Ballard, 1673, musique notée.
5. Hérodote faisant la description ~de l'Amérique ! Que vont dire les critiques scrupuleux dont la bile est si prompte à s'échauffer et qui jamais ne pardonnèrent à Shakespeare sou duc d'Athènes et sa mer de Bohême !
G. « Certains auteurs écrivent qu'elle a été fondée par deux consuls : ïolemon et Brutus (en espagnol : Tol'^mon et Bruto) lesquels lui donnèrent le nom ({u'elle porte encore aujourd'hui et qui se compose des premières lettres (Talc) du premier nom, et des dernières (¿o) du deuxième {Toleto, Toledo). » Francisco de Pisa, Descripción de II imperial ciudad de Toledo..., ï° H, c. 4.
7. « D'autres, avec plus de fondement, attribuent la fondation de Tolède aux Grecs. Ils prétendent qu'un certain Feretius, célèbre astrologue grec, étant venu en Espague et ayant connu par les constellations et la conjonction des étoiles que ce site était propre à bâtir une grande et populeuse cité, en commença la fondation. » Pisa, Descripción de Toledo, f^ 12, c
8. Goethe peut ici servir de commentateur à Calderón. « Qu'il est singulier, cet unique ruban rouge qui semble parer ce beau cou... pas plus large que le dos d'un couteau! » dit Faust, croyant voir au milieu du sabbat lïmage de Marguerite,
*.l. Le traité De perpetua virginitate.
10. On montre encore, dans le trésor de la cathédrale de Tolède, le couteau de Récesvinthe et le morceau arraché au voile de Léocadie.
11. Dans ce sonnet, que récite Ildefonso, j'ai indiqué la division en quatrains et tercets.
12. Allusion à la chapelle édifiée en 1616 par l'archevêque de Tolède Don Bernardo de Sandoval y Rojas.
13. Tolède ne porta le titre á' impériale que sous le règne d'Alphonse VIL
14. C'est sous ce nom que les vieux auteurs espagnols désignent les rois mores.
15. Cette tradition fait le sujet d'un grand nombre de romances, traduits pour la plupart en français. Gelui^dont je donne ci-dessous la traduction est moins généralement connu :
u Là-haut, sur la haute sierra, la haute sierra montagneuse où tombe la neige à ilocons, ainsi que l'eau menue et froide, habitait un ermite qui menait sainte vie. Arrive un cavalier parlant de la sorte : « Au nom de Dieu, je t'en prie, ermite, au nom de Dieu et de sainte Marie; dis-moi la vérité et m'épargne le mensonge. Un homme qui a eu commerce avec des femmes, son âme est-elle perdue ? — Son âme perdue, non ; à condition que ce ne soit ni avec sa belle-sœur, ni avec sa cousine. — Malheur à moi! C'a été là mon malheur, triste infortuné! J'ai eu commerce avec une mienne sœur et aussi avec une mienne cousine. Confessemoi, ermite, au nom de Dieu et de sainte Marie, et me donne la pénitence que j'ai méritée. — Te confesser, soit ; je te confesserai. T'absoudre, je ne puis. » A ces mots on entendit une voix qui disait : « Confesse-le, ermite, au nom de Dieu et d0 sainte Marie, et lui donne la pénitence qu'il a méritée. » L'enferma en une tombe où il y avait un serpent effrayant à voir. Sept têtes il avait ; par toutes les sept il mange, |par toutes les sept il en-
tend. L'ermite, qui était bon, venait le voir tous les jours : « Comment te trouves-tu, pénitent, en cette bonne compagnie ? — Gomment veux-tu que je me trouve V J'ai ce que je méritais! De la ceinture en bas il m'a déjà mangé; de la ceinture en haut il va me commencer. Qui veut voir ma mort apporte une lumière allumée. » Quand il vient avec la lumière, déjà le pénitent était mort. Les cloches de la gloire d'elles-mêmes sonnaient pour l'âme du pénitent en route vers les cieux. » Juan Menéndez Pidal, Colección de los viejos romances que se cantan por los Asturianos, Madrid, 1885^ p. 83.
Ce romance, comme l'a noté M. Menéndez Pidal, dépeint admirablement le roi Rodrigue, errant, fugitif et inconnu. — C'est un senti/iient analogue qui a inspiré au grand poète José Zorrilla son drame El puñal del Godo.
16. C'est, comme je l'ai dit dans la notice, Witiza qui avai fait détruire toutes les armes de Tolède.
17. La scène se trouve transportée dans [l'enceinte intérieure de la ville.
18. AVusion à don Gaspar deOuzman, comte-duc d'Olivares et ministre .avori de Philippe 1V(?)
19. Cette image est assez fréquente dans l'ancienne littérature espagnole. Moreto a écrit une pièce de théâtre sous ce titre El Eneas de Dios. ,11 existe aussi, de Villegas et Lanini Sagredo,E/ Eneas de la Virgen y primer rey de Navarra.
20. La Ville d'Oviedo n'existait pas encore et ne fut fondée que vers la fin du vni^ siècle par le roi Fruela.
21. Calderón exprime la même idée, à peu près dans les mêmes termes, dans son auto El arbol del mejor fruto :
Nielo de Noè no fuera, Bien que anduvo impertinenle Nielo de Noè, que traxo Troncos, piidiendo ¿raerse Zepas, que diessen Sarmienfos ; Sarmientos, que despues diessen ¡'ampanos ; Pámpanos, que Diessen Agrazes en cierne ;
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Y Agrazes, que diessen Ubas ;
Y Ubas, que aquel Licor fuessen, Que no le bebe el Hebreo,
El rato que no le bebe.
Autos sacramentales...., pub. por J. F. de Apontes, Madrid, 1759, t. I, p. 265.
22. J'ai dit, dans la notice, combien cette scène était fréquente dans l'ancien théâtre espagnol. Je l'ai retrouvée depuis dans le théâtre anglais. Voir The white devil de Webster, traduit sous le titre de Vittoria Corombona par Ernest Lafond, J. Webster et J. Ford, Paris, Hetzel, 1865, pp. 59 et 68.
23. Allusion à la pierre où la Vierge laissa l'empreinte de ses pieds lorsqu'elle apporta la chasuble à saint lldefonse, pierre que l'on vénère encore dans la cathédrale de Tolède.
24 Quomodo sedet sola
Civiías plena populo !...
Threni Jeremide,!^ 1.
25. Le ms. Dd, 61 de la Biblioteca Nacional de Madrid contient diverses pièces relatives à ce personnage, — copie ancienne des livres capitulaires de la cathédrale de Tolède. Entre autres : un bref de Pascal II autorisant l'arclievêque Bernard à reconstruire le château de San Servando, aujourd'hui San Cervantes ; une lettre du même pape, le priant d'écouter favorablement, au concile de Garrion, un homme excommunié par le concile de Toulouse, etc.
26. Allusion aux Espagnols qui, après l'envahissement de la péninsule par les Mores, se réfugièrent dans les Asturies, sous la conduite de Pelage.