BON ANGE
Tu ne le pourras, monstre cruel. Je suis là pour le protéger. Tais-toi, n"* ajoute pas un mot. — Patrice, Dieu a entendu ta supplique et veut bien te prouver sa faveur. Voici ce qu'il m'envoie te révéler. Cherche dans ces îles une caverne qui, par sa situation, sert de voûte à cette montagne et de digue à cette lagune. Quiconque y entrera résolument, après avoir confessé toutes ses fautes d'un cœur contrit, y fera son purgatoire. Il y verra l'Enfer et les peines que souffrent ceux dont les péchés méritèrent les tourments du feu éternel. Il y verra dans toute sa splendeur la gloire du Paradis. Mais, je t'en donne l'assurance, quiconque y entrerait sans contrition et seulement pour voir les mystères de la caverne, celui-là porterait sa mort avec lui. Il y resterait livré aux supplices aussi longtemps que régnera ce Dieu qui, par une nouvelle faveur, te délivrera aujourd'hui des tribulations de ce monde. Tous deux vous vous verrez dans les souveraines régions de TEmpyrée,
OÙ tu t'élèveras pour devenir habitant de la Céleste Sion. Mais tu laisseras à la terre, comme un éclatant témoignage du miracle le plus glorieux, ce Purgatoire qui portera le nom de saint Patrice. Et, pour te prouver la vérité de cette révélation divine, je vais, dans les profondeurs ténébreuses de l'abîme, charger de chaînes et plonger en un cachot, cette bete féroce qui était venue profaner ta piété. Elle y sera dans son milieu, en proie aux tourments de sa propre envie, de son propre venin.
(L'apparition s'évanouit.)
PATRICK
Les cieux te rendent gloire ! Seigneur tout-puissant, toi qui sais si bien, par des merveilles si imposantes, prendre la défense de ton honneur. — Egerius !
Tous entrent.
LE ROI
Que veux-tu?
PATRICE
Viens avec moi dans cette montagne. Suivez-moi tous. Vous y verrez, réunis en une seule vision, la récompense et le châtiment. Vous verrez se manifester en petit un prodige immense, la continuation d'un miracle, non moins admirable par sa grandeur que parce qu'il parvient à se dérober à nos yeux. Vous verrez un signe évident des merveilles qu'abrite cette île. Vous verrez, en un mot, l'Enfer et le Paradis.
LE ROI
Prends garde, Patrice, tu pénètres dans une région où le soleil lui-même voile sa lumière, où jamais il ne pénétra. Cette montagne, que tu vois, personne n'en a triomphé. Ce chemin inextricable, jamais, depuis des siècles, pied humain nel'asuivi, bête fauve ne l'a foulé.
Il'' JOURNÉE 3 45
FILIPO
Nous, qui depuis tant d'années habitons cette île, nous respectâmes toujours les secrets de cette montagne. L'accès en est si difficile et si bien défendu que jamais personne n'a franchi ni ces rochers, ni les ondes de cette lagune.
LE ROI
En ces lieux, — sinistre présage! — l'on n'entend que le triste, le funeste chant des plus horribles oiseaux nocturnes.
FILlPO.
Renonce à aller plus loin.
PATRICE
N'ayez pas peur. Ici est caché un trésor des cieux.
LE ROI
Que parles-tu de peur? Volcans et Etnas sont-ils capables de m'effrayer? La terre, pour m'épouvanter, peut s'entr'ouvrir et exhaler des flammes, les sphères, parmi des déluges de fumée et de feu, peuvent lancer sur moi la foudre, j'affirme, sans trop présumer de ma bravoure, que je ne reculerai point.
POLONIA, entrant.
Arrête, peuple barbare, imprudent et téméraire ! Ne porte pas plus loin tes pas ! Tu es ici en face de ton malheur. — Me fuyant moi-même, je m'enfonçai dans les fourrés de cette montagne sauvage dont le front, couronné de chênes, menace la pure lumière du solp.il. Il me semblait que mon crime, enseveli au sein de ses ténèbres, y serait plus en sûreté, et que je trouverais dans ses profondeurs un port contre les tourmentes du monde. J'arrivai jusqu'ici sans guide, sans étoile qui m'indiquât le nord. Car l'orgueil de ce mont est tel.
3 46 LE PüRCVATOlRE DE SAINT PATRICE
qu'il ne soutirit jamais la plus furtive foulée de pas humains. Sa face, inextricable et renfrognée, remplit tour à tour qui la regarde d'étonnement et d'effroi. On lutte en vain contre l'épouvante. Ces lieux cachent des mystères et abritent des merveilles. \ oyez-vous ce rocher, qui semble se soutenir en l'air avec effort et dont l'angoisse dure depuis bien des siècles qu'il est sur le point de s'écrouler (14)? C'est le bâillon qui intercepte rtialeine et étouffe la voix d'une bouche ouverte au-dessous de lui, bouche par où bâille paresseusement la montagne mélancolique. Cette bouche, entourée de cyprès, laisse voir, entre ses deux lèvres de pierre, la nuque de la montagne et ses cheveux épars, toison touffue d'herbes stériles que jamais n'eftleura le soleil. Là, au fond de ténèbres lointaines, on aperçoit un vide béant, horreur du jour, retraite sinistre de la froide nuit. Je voulus pénétrer en cette caverne pour l'examiner et en faire mon logis... Mais comment vous en dire plus long? Ici, mon esprit s'égare, ma voix s'éteint, la force m'abandonne. Quelles choses horribles, admirables, inouïes n'aurais-je pas à vous raconter si la terreur ne dominait ma voix, si la vie ne se glaçait en mon cœur, si ma volonté ne manquait de souffle!... A peine donc me proposais-je d'y pénétrer que j'entendis résonner sous ces voûtes des accents de désespoir, voix qui semblaient gémir sur d'inconsolables douleurs. Ce n'étaient que blasphèmes, malédictions, aveux répétés de crimes si atroces, que le ciel, je suppose, les condamna à cette horrible prison afin de ne plus les entendre. Osez approcher, vous qui doutez! Entrez, vous qui niez, et vous serez convaincus ! Vous verrez, vous connaîtrez, vous entendrez ces furies, ces peines, ces supplices. Approchez seulement et vous n'aurez
Il" JOURNÉK 3 47
plus aucun doute. Moi, la terreur glace ma voix, et ce n'est pas aux humains à divulguer les secrets des cieux.
PATRICE
La caverne que tu vois, Egerius, renferme les mystères de la vie et de la mort. Laisse-moi te dire pour- ^tant qu'un homme en état de péché s'exposerait à des dangers mortels s'il voulait contempler ces mystères. Celui, au contraire, qui, après s'être confessé, bannit toute crainte et entre ici d'un cœur ferme et résolu, ses péchés lui seront remis et il fera ici-bas son purgatoire.
LE ROI
Crois-tu, Patrice, que j'aie démérité de mon sang au point de mourir de peur ou de trembler comme une femme? — Dites, quel homme parmi vous entrera dans cette caverne? Tu ne réponds pas, Filipo?
FILIPO
Je n'ose.
LE ROI
Et toi, capitaine, ne t'avances-tu pas?
LE CAPITAINE
Le nom seul de cette caverne me remplit d'épouvante.
LE ROI
Ne seras-tu pas plus hardi, Leogarius?
LE0GARIÜS.
Le ciel, sire, est un adversaire trop redoutable.
LE ROI
Lâches! infâmes! hommes vils! dignes tout au plus de porter des parures de femmes, mais non de ceindre une épée! Ce sera donc moi, vilains, qui, le premier, démasquerai les enchantements étranges et captieux d'un chrétien, d'un sorcier. Prenez exemple sur moi. Je ne
crains, dans ma bravoure, ni les horreurs dont il me menace, ni son dieu!
On découvre l'entrée d'une grotte, la plus horrible que l'on puisse imiter. A l'intérieur se trouve une trappe. A peine EGERIUS y a-t-il posé les pieds qu'il s'engloutit à grand fracas. Des flammes s'élèvent. On entend des cris.
POLONIA
Quel effroi !
LEOGARIUS.
Quel prodige !
FILIPO
Quel miracle !
LE CAPITAINE
Le centre de la terre exhale des llammes. (n sort.)
LEOGARIUS.
J'ai vu se rompre les essieux du firmament, (n sort.)
POLONIA
Le ciel a déchaîné toute sa fureur. (Eiie sort.)
LESBIA
La terre s'ébranle, le vent gémit. (Eiie sort.)
PATRICE
Votre main, Dieu tout-puissant, frappe d'épouvante vos ennemis! (ii sort.)
FILIPO
Quel sera l'homme assez insensé pour entrer dans le Purgatoire de Patrice? (ii sort.)
TROISIEME JOURNEE
Entrent JUAN PAULIN, en costume de soldat ridicule, et LUDOVIC ENIUS, tout pensif.
PAULIN
Ça devait arriver. 11 fallait nécessairement que je te demande, un jour ou l'autre, ce que je prétends savoir. Voyons ensemble. Je sortis de ma cabane pour te montrer le chemin et t'accompagnai jusqu'à l'endroit où tu t'es embarqué. Là, tu me dis de nouveau : « Tu vas venir avec moi ou mourir de ma main. » Comme tu me donnais à choisir, j'allai avec- toi, choisissant de deux maux le pire. Je t'ai suivi comme ton ombre à travers toutes les provinces que tu as parcourues : Italie, Espagne, France, Ecosse, Angleterre. Car il n'est pas de pays, quelque extravagant et retiré qu'il soit, qui ait échappé à tes pérégrinations. Enfin, après avoir fait tant de chemin, nous voici de retour en Irlande où, moi, Juan Paulin, stupéfait de voir que tu as laissé cr'oître cheveux et barbe, que tu as changé de vêtements et de langage, je te demande : Quelle raison as-tu pour te déguiser de la sorte? Le jour, tu ne sors pas de ton logis, et, dans la nuit glacée, tu te livres à mille équipées téméraires, sans prendre garde que nous arrivons dans un pays où tout est changé, seigneur, tellement changé que nous n'avons rien laissé comme nous le retrouvons. Egerius est mort désespéré et Lesbia, sa fille, a hérité du royaume, parce que Polonia...
LUDOVIC
Continue, mais ne prononce pas le nom de Polonia, Veux-tu me tuer, me remplir d'épouvante par le récit d'un événement capable d'égarer ma raison? Oui, je le sais, Polonia est morte.
PAULIN
Notre hôtelier m'a appris comment on la retrouva inanimée, et...
LUDOVIC
Tais-toi. Je ne veux pas savoir comment elle mourut, puisque ce ne serait ni pour regretter, ni pour pleurer sa mort.
PAULIN
Il m'a dit, enfin, que, renonçant à leurs erreurs profanes, tous ici sont devenus bons chrétiens. Un certain Patrice, avant de mourir...
LUDOVIC
Quoi ! Patrice est-il mort?
PAULIN
L'hôtelier me l'a conté ainsi.
LUDOVIC, à part.
yd¿ mal tenu ma parole ! — Continue.
PAULIN
... leur prêcha la foi de Christ, et, pour leur prouver que l'éternité de l'âme est une vérité divine, découvrit ici une caverne... oh ! quelle caverne !... ce qu'on en dit donne le frisson.
LUDOVIC
Je sais. J'en ai déjà entendu parler et je sens se dresser mes cheveux. Les habitants de ce pays y voient chaque jour de nouveaux prodiges.
Ill^ JOURNÉE 36 1
PAULIN
Ta mélancolie, s'en tourant d'épouvantes et de craintes ne te laisse voir ni entretenir personne. Toujours enfermé comme tu l'es, tu n'as pu, seigneur, ni voir ces choses, ni en entendre parler. Mais, c'est là ce qui importe le moins. Mets un terme à ma longue perplexité, et dis-moi ce que nous venons faire ici.
LUDOVIC
A toutes tes questions je veux répondre. Lorsque je t'arrachai de ton logis, j'étais résolu à te donner la mort au milieu des champs. Mais il me parut préférable de t'emmener, de faire de toi mon compagnon et mon ami, abandonnant la crainte qui m'empêchait de parler à qui que ce fût. Je voulais enfin, Paulin, t'emmener avec moi pour ma sauvegarde. Nous parcourûmes différents pays où tu n'as manqué de rien. Si tu veux savoir maintenant pourquoi nous sommes venus ici, apprends que c'est pour donner la mort à un homme qui m'offensa. Voilà pourquoi je dissimule avec tant de soin mes vêtements, ma patrie et mon nom. Voilà pourquoi je poursuis nuitamment mon but, mon ennemi étant l'homme le plus fort et le plus puissant du royaume. Et, puisque je t'ai confié mon secret, sache pourquoi tu m'as suivi ce soir jusqu'ici. Il y a trois jours que j'arrivai en cette ville sous un déguisement, et deux nuits que, caché dans mon manteau, je cherche mon ennemi dans cette rue et devant sa maison. Mais, par deux fois, un homme masqué s'est approché de moi pour m'empêcher dele frapper. Il m'appelle et, quand je vais vers lui, il disparaît si vite qu'il semble porter le vent à ses talons. Je t'ai amené cette nuit afin que, s'il se montre encore, il ne puisse nous échapper.
Le prenant entre nous deux, nous pourrons savoir qui il est.
PAULIN
De quels deux parles-tu ?
LUDOVIC
Toi et moi.
PAULIN
Oh ! moi, je ne compte pas.
LUDOVIC
Non?
PAULIN
Non, seigneur. Je ne puis compter ni pour un, ni pour la moitié d'un, en des dangers aussi notoires que ceux dont tu viens de me faire le récit effrayant. Moi! m'attaquer à mesdames les ombres et à messieurs les purgatoires!... Jamais de ma vie je ne me suis mêlé des affaires de l'autre monde, et j'ai, pour agir ainsi, d'excellentes raisons. Ordonne-moi, seigneur, de me massacrer avec mille hommes; je sais parfaitement que, en pareil cas, je fuirai devant mille et même devant un seul. Ne serait-ce pas, en effet, une sottise digne de l'homme le plus fou, que de vouloir bien mourir pour s'éviter de prendre la course, — chose qui coûte si peu. Je fais grand cas de ma vie. Laisse-moi ici, seigneur, où, tes affaires faites, tu viendras me retrouver.
LUDOVIC, à part.
Voici la maison. Je dois, cette nuit, être le meurtrier de Filipo. Voyons si le ciel prétend le défendre et le défend en effet, (a Pauiin.) Tu peux te poster ici.
Entre UN HOMME le visage caché dans son manteau.
Ce n'est pas la peine; voici venir un homme.
Uf JOURNÉE 353
LUDOVIC
Je joue de bonheur, si à moi s'offre l'occasion d'une double vengeance. Commençons par donner la mort à ce mystérieux inconnu, afin que, celte nuit, nul n'arrache Filipo à mon courroux... Seul? C'est bien lui. Je le reconnais à sa tournure, ou, peut-être, à ce que sa vue m'inspire de l'effroi.
l'homme masqué.
Ludovic !
LUDOVIC
Voilà déjà deux nuits, cavalier, que je remarque ici votre présence. Si vous m'appelez, pourquoi me fuir? Si c'est moi que vous cherchez, pourquoi vous éloigner de moi ?
l'homme.
Suivez-moi, vous saurez qui je suis.
LUDOVIC
J'ai quelque peu affaire en cette rue et j'ai besoin de rester seul; car, après vous avoir tué, j'en dois encore tuer un autre. Que vous dégainiez ou non, voici comment j'exécuterai ma double vengeance, (iitire son épéeet ne frappe que le vent.) Vive Dicu ! mou épée uc fcnd que l'air. Paulin, coupe-lui la retraite de ton côté.
PAULIN
Je ne sais pas couper la retraite.
Dussè-je VOUS suivre à travers la ville entière, je saurai qui vous êtes, (a part.) C'est en vain que je cherche à le frapper. Yive Dieu ! ma lame s'élance comme la foudre, sans pouvoir en aucune manière ni le blesser
ni 1 atteindre. (Continuant à ferrailler dans le vide, il sort avec l'homme masqué.)
Entre FILIPO.
PAULIN, à part.
Bon voyage! Le voilà sorti de la rue... Mais un autre s'en vient de ce côté. Quel saint Antoine fut, autant que moi, en butte aux tentations de spectres et de fantômes? Je vais me cacher sous cette porte pour laisser passer celui-ci.
FILIPO, à part.
Amour téméraire et insensé^ tu fais de moi un amant heureux en m'accordant les faveurs d'un royaume. Polonia, après avoir abdiqué entre les mains de Lesbie, s'est retirée au désert, où elle vit au milieu des arbres et des rochers, citoyenne des monts, insulaire des hauteurs. Moi, plus ambitieux qu'épris, je rends des soins à Lesbia, j'adore sa majesté. Je viens de l'entretenir à sa fenêtre, où j'ai ouï mille douceurs... Mais que vois-je? Chaque nuit, à ma porte, je trouve un homme devant moi. Qui peut-il être?
PAULIN, à part.
Il se dirige de mon côté. Que me voulez-vous aussi, fantôme de mon cœur ?
FILIPO
Cavalier !
PAULIN, à part.
Je ne réponds pas à ce nom; ce n'est pas à moi qu'il
s'adresse.
FlLlPO.
Cette maison est la mienne.
PAULIN
Je neveux pasvous la prendre. Puissiez-vous en jouir un siècle, sans impôts ni servitudes (15) !
m*' JOURNÉE 35 5
FILTPO.
S'il VOUS est nécessaire de rester en cette rue, — ce que je ne saurais ni m'expliquer, ni approuver, — permettez au moins que je passe.
PAULIN, à part.
Il s'exprime avec une courtoisie craintive. Parmi les fantômes aussi il y a des poules mouillées. (Haut.) Beaucoup ou peu, j'ai affaire par ici. Mais rentrez chez vous, j'y consens, (^omme de juste, je n'empêche personne d'aller se coucher.
FILIPO
A votre aise ! (Apart.) Les ombres se donnent rendezvous en cette rue ! Chaque nuit je vois s'avancer vers moi un homme que, je l'ai bien remarqué, je perds de vue au seuil de ma maison. Bah! que m'importe cela?
(Il sort.)
PAULIN, tirant son épée.
Il est parti? Vite, l'incantation d'usage : « Arrête, spectre glacé! Es-tu un spectre ou une spectre ? Je ne saurais le décider. » Vive Dieu ! mon épée ne fend que l'air!..-. Si c'est là le cavalier que nous attendons à la belle étoile, c'est à coup sûr un heureux homme d'être rentré se mettre au lit. Mais j'entends de nouveau un bruit d'épées et de voix. Le bruit vient de ce côté, je m'esquive de cet autre, (ii sort.)
Entrent L'HOMME MASQUÉ et LUDOVIC.
LUDOVIC
Si vous avez, cavalier, trouvé quelque empêchement à croiser le fer dans la rue voisine, nous voici hors de cette rue, tous les deux seuls et corps à corps. Et puisque
mon épée ne peut vous atteindre, je prétends savoir qui vous êtes. Êtes-vous, dites-moi, homme, fantôme ou démon? Vous ne répondez pas? Je prendrai donc la liberté de découvrir votre visage pour savoir... (iiarrach©
le manteau qui ne couvre qu'un squelette.) DieU m'aSsiste ! QuC VOis-
je?Oh! ciel, l'horrible spectacle! l'effrayante vision! Quelle surprise mortelle ! Qui es-tu, froid cadavre, dissous en fumée et poussière, mais vivant malgré tout.