‹ Drames religieux;Chapitre 72 sur 75 · Mas donde desla suerte · texte numérisé non relu

Mas donde desla suerte

Voy, pisando las sombras de la muerte'^

Ce sont, je suppose, ces deux vers qui ont induit M. Magnabal en une erreur des plus plaisantes. Les traducteurs espagnols de Ticknor disent : « Au moment où Enius va pénétrer dans le monde des esprits, il parle avec toute la force du Dante. » Voulant enchérir sur celte appréciation, M. Magnabal — connait-il ces vers de YEnfer :

Noi passavam su per l'ombre, cli'adona La grève pioggia, e ponevam le piante Sopra lor vanità, che par persona...?, —

ajoute : « Quand Enio va entrer dans le monde infernal, il dit, avec l'énergie du Dante, quHl marche sur les véritables ombres des hommes ». Histoire de la littérature espagnole de G. Ticknor, traduite par J.-G, Magnabal, Paris, Hachette, 1864-72, t. II, p. 398, n.

Or pisar sombras, expression que l'on retrouve souvent chez Calderón, signifie tout simplement,: « marcher dans l'ombre, marcher dans les ténèbres. »

12. Ces vers rappellent l'entrée de saint Barthélémy, dans Las cadenas del demonio, drame religieux de Calderón.

13. Le sonnet que dit Patrice est ce que les Espagnols appellent soneto estrambótico. Cette composition, en plus des deux qua-

trains et des deux tercets réglementaires, admet un estramhotc, sorte de refrain ou strophe de supplément.

14. Shelley, admirateur passionné de Calderón, a imité ce passage dans Les Cenci, acte III, se. I, ainsi qu'il le déclare luimême dans la préface de ce drame. On peut le comparer à divers passages de La Vierge de Sagrario, p.p. 177 et 183.

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